la Hongrie s’apprête à importer des doses de vaccin russe Spoutnik-V

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A Budapest, le 11 novembre, après l’entrée en vigueur d’un nouveau confinement.

Le vaccin russe arrive en Europe, et il entrera par la Hongrie. Le ministre hongrois des affaires étrangères, Peter Szijjarto, a confirmé que le pays de Viktor Orban sera le premier de l’Union européenne à obtenir des doses de Spoutnik-V, autour du week-end du 20 novembre. Les premiers échantillons serviront à faire des tests, « avant que des quantités plus importantes soient importées dans la deuxième moitié de janvier », a expliqué M. Szijjarto, ces derniers jours.

Même si le vaccin russe est encore à l’essai, M. Orban, qui entretient des relations chaleureuses avec le président Vladimir Poutine, a lui-même appelé « à ne pas en faire un sujet politique ». Face aux doutes exprimés par certains experts sur la légalité de cette importation sans l’accord de l’Agence européenne du médicament, le premier ministre nationaliste a ainsi défendu la liberté des Hongrois « de décider à quel vaccin ils font le plus confiance », que ce soit « l’approche probusiness d’une entreprise américaine ou le vaccin d’Etat russe ou chinois ».

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Alors que le pays a été largement épargné par la première vague de Covid-19 au printemps, grâce aux mesures de confinement prises très tôt, la situation hongroise est désormais bien plus inquiétante face à la deuxième vague. Selon les données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), le pays se positionnait en troisième position continentale, lundi 16 novembre, au vu de son taux de mortalité pour 100 000 habitants, derrière la République tchèque et la Belgique. Et si le taux de contamination est plus faible qu’ailleurs, c’est surtout parce qu’il est très difficile de se faire tester en Hongrie. Alors que les pays voisins ont pris des mesures dès octobre, « chez nous, la deuxième vague est arrivée en septembre, mais le gouvernement n’a pris aucune mesure au départ », dénonce ainsi Zoltan Szabad, président de l’Union médicale hongroise, principal syndicat de médecins du pays.

L’état déplorable des hôpitaux

En septembre et en octobre, M. Orban a maintenu l’ouverture au public des matchs de football alors même qu’ils se jouaient à huis clos dans la plupart de l’Europe. Et il avait ensuite expliqué qu’il était hors de question de stopper l’économie, comme en mars et avril. Mais la situation est vite devenue inquiétante dans plusieurs hôpitaux, notamment à Györ, dans l’ouest du pays. « Le Covid est partout et Orban ne fait rien », s’inquiétait même une conseillère du premier ministre, début novembre. « Nous avons reçu des informations inquiétantes de plusieurs hôpitaux, mais, en Hongrie, un médecin n’a pas le droit de parler à la presse », rappelle M. Szabad. Filmer les hôpitaux est même interdit depuis que plusieurs scandales ont montré l’état déplorable de certains établissements.

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