La fusée Soyouz, qui transporte le robot humanoïde russe Fedor, échoue à s’arrimer à l’ISS

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La fusée, qui a décollé jeudi, n’a pas réussi la première manœuvre d’approche pour rejoindre la station spatiale internationale.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 08h50

Temps de Lecture 2 min.

Le robot humanoïde Fedor, avant son départ vers l’ISS.
Le robot humanoïde Fedor, avant son départ vers l’ISS. AP

Le vaisseau spatial Soyouz avec le premier robot humanoïde russe Fedor à son bord n’est pas parvenu à s’arrimer à la Station spatiale internationale (ISS) à l’heure prévue, samedi 24 août, ont rapporté les agences de presse russes.

Prévu pour 5 h 30 GMT (7 h 30 à Paris) en régime automatique, l’arrimage n’a pas eu lieu et le vaisseau a dû recommencer les manœuvres en vue de s’arrimer à l’ISS. La retransmission en direct de l’arrimage sur le site Internet de l’Agence spatiale russe (Roskosmos) a été interrompue au moment où le Soyouz se trouvait à une distance d’une centaine de mètres de la Station.

La fusée Soyouz avait décollé jeudi 22 août, avec à son bord Fedor, un robot humanoïde de 1,80 mètre et 160 kilos. Parmi ses principaux savoir-faire figure notamment celui d’imiter les mouvements humains, ce qui veut dire qu’il pourrait aider les astronautes à accomplir leurs tâches.

Le robot Fedor ou Fiodor (qui est à la fois un prénom russe et l’acronyme de Final Experimental Demonstration Object Research) dispose de comptes sur les réseaux sociaux Instagram et Twitter, qui détaillent ses gestes et son périple. Sa dernière publication, quelques minutes avant l’amarrage raté, était une image de l’ISS, avec en légende « à 153 mètres du but ».

Il devait arriver samedi à bord de l’ISS et y rester jusqu’au 7 septembre pour une série de tests dans les conditions d’une gravité très basse. Sa mission consiste à effectuer différentes tâches, sous la supervision du cosmonaute russe Alexandre Skvortsov, qui a rejoint l’équipe de la Station spatiale internationale le mois dernier, selon l’agence de presse RIA Novosti. Ses opérations l’amèneront à manier un tournevis ou encore des clés, a indiqué Alexandre Blochenko, directeur des programmes prometteurs chez l’Agence spatiale russe (Roskosmos). A terme, l’objectif est d’utiliser ces robots pour les missions dangereuses ou les sorties dans l’espace.

De précedentes tentatives de robots dans l’espace

La fusée Soyouz a été lancée jeudi pour rejoindre la station spatiale internationale.
La fusée Soyouz a été lancée jeudi pour rejoindre la station spatiale internationale. AP

Fedor n’est pas le premier robot à s’envoler vers le cosmos. En 2011, la NASA a envoyé dans l’espace un robot humanoïde baptisé « Robonaut 2 », développé en coopération avec General Motors, avec le même objectif de le faire travailler dans un environnement à haut risque. Il est revenu sur Terre en 2018 en raison de problèmes techniques.

En 2013, le Japon a expédié dans l’espace un petit robot appelé « Kirobo », en même temps que le premier commandant japonais de l’ISS, Koichi Wakata. Développé avec Toyota, Kirobo était capable de parler, mais uniquement en japonais.

La conquête de l’espace, domaine pour lequel l’Union soviétique était en pointe, a connu de grandes difficultés après la chute de l’URSS. La Russie affiche de nouveau de grandes ambitions dans ce secteur, mais le secteur a enchaîné ces dernières années d’humiliants accidents et scandales de corruption. Le pays demeure toutefois le seule capable d’envoyer des humains vers l’ISS.



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