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Ce qui s’en disait en France
Déjà considérée comme le contre-modèle rêvé dans le discours anticonfinement du printemps, la Suède est longtemps passée sur les réseaux sociaux, cet automne, pour un havre de bon sens, de liberté et de sécurité. « La situation économique de la Suède, sans confinement ni masque, est meilleure qu’avant la crise de mars. CQFD », peut-on lire sur Twitter. « Suède sans confinement, sans masque. Avec restaurants et discothèques ouverts. Hier encore, zéro mort ! », continue d’affirmer un message Facebook viral.
Pourquoi c’est aujourd’hui faux
Cette affirmation, très populaire en octobre, a été démentie au long des semaines, à mesure que la situation sanitaire en Suède a empiré.
D’abord, concernant les morts : si la seconde vague a été clémente en octobre, avec seulement quelques morts par jour en moyenne, elle s’est aggravée en novembre : le décompte quotidien des disparus du Covid-19 a été multiplié par dix – même s’il reste très inférieur à celui de la France. Surtout, le nombre quotidien de cas ne fait que croître – avec un pic à près de 8 000 le 17 novembre – laissant redouter une saturation des hôpitaux.
Ensuite, à propos des restrictions : prenant acte du peu de résultat de sa stratégie libérale, le gouvernement suédois a opéré un virage vers des mesures plus restrictives en novembre. Depuis le 10 novembre, les bars et les restaurants doivent fermer à 22 h 30, jusqu’au 28 février au moins. Par ailleurs, les recommandations officielles sont très suivies par la population. Ainsi, dans plusieurs régions, les habitants se sont conformés aux suggestions de leurs élus : travailler à la maison, éviter les transports en commun, les salles de sport et les magasins, limiter les contacts à la sphère familiale.
Cet article est extrait d’une recension, déja publiée, sur les comparaisons hâtives entre les restrictions en France et dans d’autres pays.
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