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La tension redescend progressivement en Chine, à mesure que le nombre de nouveaux cas baisse : jeudi 5 mars, les autorités ont annoncé 139 nouvelles contaminations, soit un peu plus que la veille (119), pour un total de 80 409 cas confirmés, d’après la commission nationale de la santé (ministère). Mais seuls cinq des nouveaux cas ont été répertoriés en dehors du Hubei. Il y a eu trente et un nouveaux décès, qui ont fait passer au pays la barre des 3 000 (3 012).
Les autorités affichent un optimisme prudent : la Commission nationale de la santé a expliqué, lundi 2 mars, faire basculer ses opérations sur « un mode plus ciblé », afin d’alléger les contrôles dus au confinement et restaurer une partie des activités économiques et sociales suspendues. Cette semaine, vingt et une provinces de Chine avaient rétrogradé leur niveau d’alerte épidémie de 1, le plus élevé, à 2 ou 3. Les experts cités par la presse officielle espèrent un retour à la normale en mars-avril, et la fin de l’épidémie fin avril.
L’heure est à la « reprise », sur le mode volontariste, à en croire le Quotidien du peuple qui titrait jeudi sur la réouverture de « 79 % des chantiers de grands travaux », dont ceux du nouvel aéroport international de Chengdu, et d’une portion à grande vitesse de la voie de chemin de fer reliant Pékin à Shenyang, grande ville du Nord-Est. C’est aussi le message du numéro un chinois, Xi Jinping, qui a présidé, le 4 mars, une réunion du Comité permanent, le collectif de direction suprême du parti : il est temps d’« accélérer la mise en place d’un ordre économique et social compatible avec le contrôle et la prévention de l’épidémie », a-t-il déclaré.
L’attention des autorités chinoises s’est déplacée sur les risques de réimportation du virus à l’entrée du territoire chinois
L’attention des autorités chinoises – notamment de la propagande – s’est déplacée sur les risques de réimportation du virus à l’entrée du territoire chinois. Soixante-quinze personnes revenues de l’étranger auraient ainsi été testées positives à la date du 4 mars à minuit. Sur Weibo, équivalent chinois de Twitter, les détails du voyage d’une Chinoise et de sa fille, revenues à Hangzhou (est), en provenance de Turin, via Roissy et Canton, avaient accumulé plus de 2 millions de vues : mises en quarantaine à domicile le 29 février à leur arrivée, elles ont montré des symptômes le 4 mars et ont été diagnostiquées porteuses du coronavirus.
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