la campagne se poursuit malgré la maladie du président

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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

Le médecin de Donald Trump, Sean Conley, lors d’un point presse sur la santé du président américain, à l’hôpital Walter-Reed, près de Washington, le 4 octobre.

Le médecin de Donald Trump, Sean Conley, a évoqué, dimanche 4 octobre, un retour proche à la Maison Blanche du président transféré deux jours plus tôt à l’hôpital militaire Walter Reed, dans la banlieue de Washington. Il pourrait intervenir dès lundi dans le meilleur des cas. En revanche, Sean Conley n’a pas été en mesure de donner la moindre indication à propos d’un retour en campagne, à quatre semaines du scrutin du 3 novembre.

Officiellement, le mandat et la course à la présidentielle se poursuivent comme si de rien n’était. La Maison Blanche a immédiatement écarté un transfert du pouvoir exécutif au vice-président, Mike Pence, après l’annonce du test positif de Donald Trump. Ce dernier s’efforce de se mettre en scène en homme resté aux affaires malgré son hospitalisation par la publication de photos ou de vidéos publiées sur son compte Twitter.

Donald Trump s’est même offert un bain de foule virtuel en venant saluer, à bord de la limousine présidentielle, les sympathisants rassemblés derrière les grilles de l’établissement hospitalier. Il risque pourtant d’être durablement tenu à l’écart d’une campagne conduite depuis plus d’un mois au pas de charge. Son impressionnante condition physique le permettait malgré son âge, 74 ans. Nul ne sait si Donald Trump pourra renouer d’ici le 3 novembre avec sa boulimie de meetings organisés depuis l’épidémie en extérieur, sur des tarmacs d’aéroport. Il peut s’y exprimer parfois pendant près de deux heures, debout, dans la fraîcheur de la nuit.

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La maladie prive pour l’instant de cet atout majeur celui qui n’a cessé d’opposer son dynamisme à la mollesse supposée de ses adversaires, en 2016 comme quatre ans plus tard. Longtemps moqué pour les précautions prises face à la menace posée par le virus, le principal adversaire du président sortant, le démocrate Joe Biden, se retrouve, pour une durée indéterminée, seul en scène.

Il n’entend pas suspendre sa campagne et s’est contenté, après l’hospitalisation de Donald Trump, d’annoncer le gel de la diffusion de publicités négatives dans les Etats où se jouera l’élection du 3 novembre. L’ancien vice-président devait ainsi faire campagne en Floride lundi. Il publie tous les jours désormais le résultat des tests de dépistage du Covid-19 pour jouer du contraste avec l’opacité qui pèse sur la chronologie de la contamination de Donald Trump.

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