la Biélorussie, le pays où l’épidémie « n’aura pas lieu »

0
117

[ad_1]

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko serre la main d’un joueur de hockey sur glace, à Minsk, le 28 mars.
Le président biélorusse Alexandre Loukachenko serre la main d’un joueur de hockey sur glace, à Minsk, le 28 mars. BelTA / via REUTERS

La boutade est signée d’un internaute biélorusse : après avoir été longtemps dépeinte en « dernière dictature d’Europe », selon le mot de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, voilà la Biélorussie qui se pare désormais des atours de la… « dernière démocratie d’Europe ».

Sur un continent où le confinement est devenu la norme, Minsk fait en effet figure de village d’irréductibles, le dernier où les citoyens sont libres d’aller et venir à leur guise. Ce pays de 9,5 millions d’habitants n’a quasiment pas changé ses habitudes face à la pandémie de Covid-19, qui n’a touché, selon les chiffres officiels que 152 personnes.

Aucune mesure de quarantaine n’a été prise et aucune fermeture d’établissement commercial ou culturel annoncée. Le championnat de football, maintenu, continue même d’attirer les foules dans les stades. Seule précaution : des fonctionnaires prennent la température des visiteurs.

La passion du football biélorusse

Cette exception offre même un regain de visibilité au football biélorusse – pour combler les appétits contrariés des amateurs de sport, l’Ukraine, la Russie ou encore Israël ont d’ores et déjà fait l’acquisition des droits de diffusion du championnat local. Celui de basketball, en revanche, a été mis sur pause.

Cette exception biélorusse doit beaucoup, si ce n’est tout, aux positions prises par le président Alexandre Loukachenko. Au pouvoir depuis 1994, celui-ci a qualifié la crise de « psychose » dès ses débuts.

Lors d’un match du championnat biélorusse de football, à Minsk, le 28 mars.
Lors d’un match du championnat biélorusse de football, à Minsk, le 28 mars. SERGEI GAPON / AFP

Depuis, ses sorties publiques alternent entre déni pur et simple (« Vous voyez un virus ici ? » lancé à une journaliste à la sortie d’une patinoire), bravades (« Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux ») et conseils de grand-père délivrés sur le ton de la blague, vantant les mérites de la vodka ou les vertus de la conduite de tracteur, que le pays produit en masse et « qui va guérir tout le monde ». Facétieux, les internautes biélorusses ont remercié leur président pour l’invention de la « tractorine ».

Lire aussi « Le seul moment où je sors, c’est pour aller aux entraînements » : le quotidien d’un basketteur français en Biélorussie

Théories complotistes

Le 27 mars, le répertoire présidentiel s’est aussi teinté d’une forte tonalité complotiste. « Le coronavirus est-il tombé du ciel ? Qui en a besoin ? », s’est-t-il interrogé, accusant certains de ses « collègues » de profiter de la situation. « Il fallait faire partir les “gilets jaunes” des rues… », a-t-il cité à titre d’exemple. Le 30, il a estimé que les mesures de quarantaine « tuent les gens », ceux-ci ayant « besoin de respirer ».



[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: