Keir Starmer donné favori pour remplacer Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste

0
106

[ad_1]

De gauche à droite, les candidats à la succession de Jeremy Corbyn, Rebecca Long-Bailey, Lisa Nandy et Keir Starmer, le 15 février à Glasgow.
De gauche à droite, les candidats à la succession de Jeremy Corbyn, Rebecca Long-Bailey, Lisa Nandy et Keir Starmer, le 15 février à Glasgow. Jane Barlow / AP

Chez les travaillistes britanniques, changer de leadership n’est pas une mince affaire et, surtout, prend énormément de temps. Lundi 24 février, les plus de 500 000 membres du parti ont enfin pu commencer à voter pour l’un des trois candidats au remplacement de Jeremy Corbyn, Lisa Nandy, Keir Starmer et Rebecca Long Bailey, deux mois et demi après la défaite historique du mouvement aux élections générales. Le résultat des courses ne sera annoncé que le 4 avril. En attendant, Boris Johnson peut continuer à mener sa politique sans opposition opérationnelle.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Boris Johnson ou les cinq vies d’un brexiter

L’enjeu est certes considérable pour les travaillistes : le parti de la gauche britannique en est à sa quatrième élection générale d’affilée perdue. Avec seulement 202 élus à la Chambre des communes en décembre 2019, sa défaite est même la plus cuisante depuis 1935. La question est désormais de savoir si le parti, qui fête ses 120 ans cette semaine, mais n’a plus envoyé de premier ministre à Downing Street depuis 2010, est encore capable de conquérir le pouvoir.

Keir Starmer, 57 ans, est considéré comme le grand favori, même si Lisa Nandy a émergé comme une alternative très crédible et qu’a contrario Rebecca Long Bailey, considérée comme l’héritière de M. Corbyn, paraît désormais à la peine. Eminent juriste, M. Starmer fut directeur des poursuites pénales pour l’Angleterre et le Pays de Galles jusqu’en 2013. Député de Holborn et Saint Pancras (centre de Londres) depuis 2015, il a déjà récolté 60 % des soutiens des cellules locales du parti.

Prudence du favori

Secrétaire au Brexit du cabinet fantôme de Jeremy Corbyn, M. Starmer n’est pas un proche de ce dernier, qui, depuis 2015, a fait prendre un sérieux virage à gauche au parti, positionné très au centre depuis la période blairiste du « New Labour ». Il n’a pas soutenu la candidature de M. Corbyn en 2015, il a même démissionné du cabinet fantôme en 2016 (avant d’y être réintégré) pour protester contre son attitude ambiguë vis-à-vis du Brexit.

Pourtant, depuis le début de la campagne interne, M. Starmer a mis de côté ses convictions de « remainer », partisan d’un maintien dans l’Union européenne (UE), et s’est bien gardé d’aborder le sujet du Brexit, qui a si profondément divisé le parti depuis 2016, et explique en partie son échec de décembre. Pas question, par exemple, de se faire l’avocat d’une future réintégration du Royaume-Uni dans l’UE. Car M. Starmer se présente avant tout comme le « candidat de l’unité » du parti. « Nous devons nous rassembler, car un parti divisé ne gagne pas les élections », répète-t-il à longueur de meetings.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: