Joe Biden tente de retourner contre Donald Trump l’argument de la sécurité

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Pour contrer les critiques républicaines, Joe Biden a procédé également à une série de mises au point, niant par exemple avec force une complaisance supposée face aux troubles.

Joe Biden a délivré son plus virulent réquisitoire contre Donald Trump, lundi 31 août, à Pittsburgh, en Pennsylvanie, à l’occasion d’une brève visite. Au cours de la convention républicaine, la semaine précédente, un portrait accablant du candidat démocrate avait été dressé. Les émeutes de Kenosha, dans l’Etat-clé du Wisconsin, à la suite de nouvelles violences policières, avaient été mises à profit par le président autoproclamé de « la loi et de l’ordre » pour concentrer son discours sur la menace que représenterait une victoire du démocrate. « Personne ne sera en sécurité dans l’Amérique de Biden », avait notamment assuré Donald Trump.

L’ancien vice-président a tenté de retourner l’argument au cours d’une intervention agressive d’une vingtaine de minutes. Lui qui avait évité de prononcer le nom de son adversaire lors de son discours d’acceptation d’investiture, le 20 août, il n’a cessé de le marteler. Ce que vous voyez, « ce ne sont pas les images imaginaires de l’Amérique de Joe Biden, dans le futur. Ce sont des images de l’Amérique de Donald Trump, aujourd’hui », a-t-il dit. « Il n’arrête pas de vous dire que, si seulement il était président, cela n’arriverait pas. Il n’arrête pas de nous dire que, s’il était président, vous vous sentiriez en sécurité. Eh bien, il est président, et cela arrive. Et vous n’êtes pas en sécurité ».

« Et ça empire. Et nous savons pourquoi. Parce que Donald Trump verse de l’essence sur chaque incendie », a-t-il poursuivi, « parce qu’il est incapable de condamner toute forme de violence. Il n’a aucun problème avec les milices de droite, les suprémacistes blancs et les justiciers » autoproclamés « munis de fusils d’assaut, souvent mieux armés que la police ». « Donald Trump est une présence toxique dans notre pays depuis quatre ans », a-t-il poursuivi. Rappelant que la crise du Covid-19 l’avait privé d’un bilan économique, Joe Biden a estimé que, « maintenant, il tente d’effrayer l’Amérique. C’est à cela que se résume toute sa campagne présidentielle : la peur ».

Lors de son discours du 20 août, Joe Biden avait déjà mis en cause le président sortant, incapable selon lui de protéger ses concitoyens contre l’épidémie de Covid-19 du fait d’une gestion très controversée. Il a repris l’argument en le systématisant, accusant Donald Trump d’impuissance face aux violences urbaines, à la dégradation de l’économie, ou à la Russie.

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