Jean Ping, seul au monde – Jeune Afrique

0
106

[ad_1]

« Présidents » en salle d’attente (4/4). Pour ses partisans, Jean Ping est président de la République depuis septembre 2016. Mais, s’il s’accroche à cet espoir, l’ancien diplomate est de plus en plus isolé, y compris au sein d’une opposition qui, parfois, le suit sans le comprendre.

Jean Ping est un homme de caractère, que beaucoup décrivent volontiers comme inflexible. Des salons de l’hôtel Prince-de-Galles, à Paris, où il a ses habitudes, à sa résidence du nord de Libreville, nombreux sont ceux qui ont tenté de le convaincre. Sans succès.

À 77 ans, cet ancien diplomate a la constance des hommes d’expérience. Leur entêtement et leurs certitudes aussi. Celles d’un intellectuel qui, de la province de l’Estuaire aux plateaux d’Addis-Abeba, a, parfois à tort et souvent à raison, le sentiment d’en savoir plus long que ses pairs.

En ce 31 décembre 2019, Jean Ping enregistre pour la quatrième année consécutive ses vœux à la nation. Le drapeau gabonais ondule, l’hymne du pays retentit, tandis que les sceaux des différentes régions défilent. Puis le « président de la République » apparaît et s’adresse à ses « chers compatriotes », comme le veut l’usage.

Depuis la Saint-Sylvestre 2016, lors de laquelle Jean Ping s’est livré pour la première fois à cet exercice, les portes du palais du Bord de mer lui sont restés fermées. Le mandat du « président élu » n’a en réalité jamais débuté. Mais l’intéressé n’abandonne pas.

Abonné(e) au magazine papier ?
Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital
pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.



[ad_2]

Source link

JeuneAfrique

Have something to say? Leave a comment: