« Je souhaite établir une République exemplaire » – JeuneAfrique.com

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Sa candidature à la présidentielle du 12 décembre n’est pas la plus médiatisée, mais l’ancien ministre de la Culture voit sa cote grimper. Il nous détaille son projet pour sortir le pays de l’ornière. Entretien exclusif.


À l’effervescence de son siège de campagne d’El Achour, à l’ouest d’Alger, Azzedine Mihoubi préfère ce jour-là le calme du QG du parti qu’il dirige, le RND. Le candidat nous reçoit au septième étage, dans son bureau. Dans la salle adjacente défilent les ambassadeurs d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Espagne, des Pays-Bas, de Belgique et d’Arabie saoudite. Vingt minutes d’entretien chacun, puis arrive notre tour.

À chaque question succède un grand silence, puis un sourire, et enfin la réponse. Mihoubi parle à voix basse. Affable, il revendique sa « connaissance de l’Algérie dans sa diversité et sa complexité ». « En période de crise, on en appelle aux intellectuels, car ils sont porteurs d’espoirs », plaide-t-il.

Est-il cet homme providentiel qui sauvera le pays ? « Le prochain président ne doit pas se concevoir comme tel, et l’Algérie n’a pas besoin d’être sauvée, rétorque-t-il. J’aspire pour ma part à être un dirigeant honnête et performant. »

Jeune Afrique : Vous présentez le profil le plus atypique de cette campagne. Écrivain, poète, homme politique sur le tard… Pourquoi vous engager dans un scrutin compliqué ?

Azzedine Mihoubi : C’est vrai, j’ai un parcours à part, avec près de 40 ans dans la vie littéraire et culturelle. J’ai été journaliste dans la presse écrite, puis à la télévision et à la radio algérienne. Écrivain, avec 47 ouvrages publiés, des pièces de théâtre, des scénarii… Mais je suis aussi un ancien élève de l’École nationale d’administration, avec une carrière dans la fonction publique, jusqu’à ma nomination en tant que secrétaire d’État puis ministre. J’ai toujours été au service de l’Algérie et des Algériens. Et je crois en mon pays.

Être candidat était une évidence ?

La décision n’a pas été facile à prendre, mais c’est justement parce que le contexte est complexe que je voulais proposer une voie et un programme crédibles. Au-delà de ma personne et de mon parcours, ce qui compte, c’est le projet que je propose. J’estime, en toute humilité, pouvoir apporter des solutions sérieuses et durables aux multiples défis que connaît notre pays, et plus globalement notre région et notre continent. C’est pourquoi je prends 15 engagements et propose dans mon programme plus de 200 mesures concrètes dans les principaux domaines d’avenir.



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JeuneAfrique

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