« Je dois encore guérir dans la tête », raconte Egidio, malade de Codogno, en Lombardie

0
133

[ad_1]

Par

Publié aujourd’hui à 19h53

Nous avions rencontré Egidio Locatelli, assis à la terrasse du bar restaurant Di Mania, en face de l’église de San Biagio, au centre de Codogno, lundi 24 février. Il nous contait alors la mort de toute vie dans cette petite ville lombarde, à une soixantaine de kilomètres au sud de Milan, en plein cœur de la « zone rouge » de l’épidémie de Covid-19. Et sa tristesse.

Egidio a ensuite connu l’enfer : tombé gravement malade, il a dû être hospitalisé, transféré d’un établissement à l’autre. Il a failli mourir et a vu disparaître des amis. Sorti guéri lundi 16 mars, le retraité de 68 ans raconte son histoire de revenant du Covid-19. Le 29 mars, les autorités italiennes déclaraient 97 689 cas, pour 13 030 guéris et 10 779 personnes décédées.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Dans les villes de Lombardie confinées par le coronavirus, « ce qui manque, c’est la vie quotidienne »

La rencontre avec Egidio, c’était il y a plus d’un mois, au début encore de la propagation de la pandémie dans tous les pays européens. Le vendredi 21 février, le premier cas d’infection avait été détecté à Codogno. Le lendemain soir, une zone rouge était décrétée par les autorités, confinant totalement onze communes et quelque 50 000 personnes.

Trois jours plus tard, Egidio, cet ancien représentant de commerce dans l’alimentaire était en pleine forme alors que nous devisions avec lui, sous un soleil printanier, à une terrasse de café désespérément vide. « Le mercredi 26 [février], j’ai commencé à avoir de la fièvre, jusqu’à 39°5. J’ai d’abord appelé le médecin et commencé à prendre des médicaments. Mais la fièvre ne retombait pas et j’ai eu des problèmes respiratoires », se souvient Egidio.

« J’ai eu de la chance »

Son épouse, Antonella, essaie alors de joindre les urgences, l’équivalent du 15 en France. Le 29 février, l’état de santé se dégrade fortement et une ambulance vient chercher le Codognais. Mais la situation sanitaire est déjà telle dans la région qu’il ne reste plus de place dans les hôpitaux de la ville comme à Lodi, grande agglomération distance d’une vingtaine de kilomètres.

« J’ai été hospitalisé à Voghera, dans la province de Pavie [Lombardie]. Là, j’ai vu l’enfer. Il n’y avait plus de lits, des personnes étaient allongées par terre. Mais j’ai eu de la chance, car j’avais une petite chambre, sans fenêtre, j’étais isolé », raconte Egidio Locatelli.

Egidio Locatelli, lors de son hospitalisation à Voghera (Lombardie).
Egidio Locatelli, lors de son hospitalisation à Voghera (Lombardie). Egidio Locatelli

Là, on lui fait une radio des poumons. Atteints, « pneumonie bilatérale » lui indique-t-on, mais le test, lui, le 2 mars, se révèle négatif. Alors Egidio est transféré dans un autre établissement, l’hôpital de Varzi à Pavie. « De l’enfer, je suis passé alors au 5 étoiles ! »

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: