[ad_1]

A la tête du CNDH depuis décembre 2018, Amina Bouayach se garde de bousculer les institutions marocaines. Et recentre son combat sur la libéralisation du Code pénal concernant les questions de mœurs.
Elle avance sur une ligne de crête. Ce qui explique, sans doute, les précautions oratoires de la nouvelle présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) pour ne pas froisser les représentants d’autres institutions, sécuritaires et judiciaires en premier lieu, dont elle est censée suivre le travail.
Les « prisonniers du Hirak » ? Elle répond en évoquant les policiers blessés durant les manifestations dans le Rif. L’IVG ? Amina Bouayach note que les mentalités évoluent, refusant de trancher le débat entre conservateurs et progressistes. Sur la route des libertés individuelles, elle croise souvent des députés islamistes, frileux devant son plaidoyer pour l’égalité entre les sexes.
Aussi, l’ancienne présidente de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH), proche de la gauche, évite les sujets qui fâchent et préfère mettre en avant les progrès enregistrés par Rabat en matière de respect des droits humains. Avec une personnalité consensuelle à sa tête, le Conseil continuera-t-il de jouer le rôle qui a été le sien durant le mandat de Driss El Yazami ? Entretien.
Jeune Afrique : Une dizaine de personnes sont poursuivies ou ont été condamnées ces dernières semaines pour des questions liées à la liberté de parole. Décisions liberticides ?
Amine Bouayach : Les juges doivent se poser les bonnes questions… Ces personnes portent-elles atteinte à la liberté des autres citoyens ? La prison va-t-elle vraiment régler le problème ? Il faut aussi que tout un chacun s’imprègne d’une culture du respect dans la manière de s’adresser à l’opinion publique, en refusant la violence verbale.
Nous ne sommes plus à l’époque des partis et des groupes, mais à celle de l’individu qui, seul avec sa connexion, prend la parole
En l’espèce, il n’était pas forcément question de violence verbale…
[ad_2]
Source link

Have something to say? Leave a comment:
