[ad_1]
Le président brésilien a asséné mardi des contre-vérités sur l’Amazonie et affirmé que les leaders des peuples autochtones, comme le chef Raoni, étaient « manipulés par l’étranger ».
Article réservé aux abonnés
La tradition est bien ancrée : depuis 1946 et la première Assemblée générale de l’ONU, alors à Londres, le discours du représentant du Brésil ouvre la session, juste après celui du secrétaire général. Avec ses invectives et ses envolées chauvines, prononcées devant les représentants des 193 membres des Nations unies, dont 136 chefs d’Etats et de gouvernement, le président brésilien Jair Bolsonaro a nettement tranché sur les propos plutôt consensuels de ses prédécesseurs. Ses premiers mots, mardi 24 septembre à New York, ont été « pour remercier Dieu d’être en vie », évoquant implicitement l’attentat au couteau dont il avait été victime quelques semaines avant son élection. Puis il a aussitôt clamé « vouloir rétablir la vérité sur le Brésil, qui renaît après avoir frôlé le socialisme ».
Mélange de rodomondades et de digressions confuses, son discours a cherché à dénoncer les agents du régime cubain au Venezuela comme dans le reste du sous-continent. Il a répété des contre-vérités évidentes sur l’Amazonie, qui appartient au Brésil – « notre immense forêt grande comme l’Europe et parfaitement préservée » – et affirmé que les incendies de l’été ont été causés par la météo et les pratiques agricoles locales.
Emmanuel Macron visé
« Les attaques des médias internationaux n’ont fait que renforcer le patriotisme », a lancé l’ancien militaire, dénonçant ceux qui « se comportent de façon irrespectueuse et coloniale, attaquant notre souveraineté », sans citer de pays en particulier, même si cela visait, en premier lieu, le président français Emmanuel Macron, qui a fait de la préservation de l’Amazonie l’une de ses priorités depuis le G7 de Biarritz.
Remerciant au contraire Donald Trump pour son soutien, Jair Bolsonaro a affirmé que les leaders des peuples autochtones comme le chef Raoni sont « manipulés par l’étranger ». « L’écologisme radical et des conceptions dépassées ne font que marginaliser encore un peu plus les peuples autochtones », a-t-il lancé assurant qu’« une nation a le droit à se nourrir et que la France, comme l’Allemagne, consacrent 50 % de leur territoire à l’agriculture, et que 61 % du territoire brésilien est préservé ».
La loi du plus fort
Le ton était donné. La 74e Assemblée générale de l’ONU montre la réalité d’un monde où les « démocraties illibérales », les « démocratures » et les leaders populistes de tout poil ont le vent en poupe. Juste après le président brésilien venait le tour de Donald Trump, puis dans la même matinée inaugurale, mardi, se sont succédé à la tribune le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Leurs discours ont exprimé dans toute leur évidence ces nouvelles réalités d’un monde menacé par le chaos, le retour des nationalismes et des politiques de puissance, voire par la loi du plus fort.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
