Israël salue la libération de l’espion juif américain Jonathan Pollard

0
56

[ad_1]

Jonathan Pollard, l’ex-analyste de la marine américaine, qui avait été reconnu coupable en 1987 d’espionnage en faveur d’Israël, sort du palais de justice  de Manhattan, à New York, le 17 mai 2017.

En Israël, Jonathan Pollard est un héros. Outre-Atlantique, il est un traître, coupable d’avoir espionné, au cœur de la machine des renseignements américains, pour le compte d’une nation pourtant amie, Israël. Pendant un an et demi, le jeune analyste juif américain avait passé des milliers de documents ultrasecrets aux services de l’Etat hébreu, avant d’être arrêté en 1985, alors qu’il tentait de trouver refuge au sein de l’ambassade israélienne aux Etats-Unis. Depuis vendredi 20 novembre, Jonathan Pollard est « un homme libre à tous égards », selon les mots de ses avocats. Il va désormais pouvoir voyager et surtout, peut-être, parler. L’Américain, aujourd’hui âgé de 66 ans, aura en tout passé trois décennies en prison. Il en est sorti il y a cinq ans et était, depuis, en liberté conditionnelle.

Beaucoup ont vu derrière sa libération une énième faveur de l’administration Trump à l’égard d’Israël. L’affaire empoisonne depuis des décennies les relations entre les deux alliés, les Américains n’ayant pas pardonné l’infiltration israélienne par le biais de M. Pollard. « On ne mord pas la main qui nous nourrit », grognait-on à Washington, mécontents aussi du peu de coopération dont Israël a fait preuve lors du procès – qui s’est soldé par un plaider-coupable en 1987. Jonathan Pollard avait alors été condamné à la prison à vie, la plus lourde peine prononcée à l’encontre d’un espion d’un pays allié aux Etats-Unis.

Jusqu’ici, les responsables israéliens s’étaient beaucoup démenés mais tous s’étaient cassé les dents sur le dossier. En 1995, le premier ministre actuel, Benyamin Nétanyahou, déjà au
pouvoir à l’époque, avait tenté de négocier la libération de l’espion avec le président Bill Clinton – en vain. « Il faudra me passer sur le corps », aurait, lui, rétorqué en 2011 Joe Biden à l’hypothèse d’une libération anticipée de l’ex-espion. Si l’ancien vice-président avait par la suite démenti avoir tenu de tels propos, il s’était tout de même fermement opposé à tout geste clément envers M. Pollard.

Affaire retentissante

L’ex-analyste de la marine américaine est finalement sorti de prison comme prévu en 2015, toujours joufflu mais la barbe blanchie. Il n’est alors pas libre pour autant, il porte un bracelet électronique et est soumis à de nombreuses restrictions. Il lui est interdit de voyager pour au moins cinq ans, ainsi que de s’exprimer publiquement. Les journaux israéliens s’attendaient à ce que ces restrictions soient reconduites vendredi, et en appelaient déjà à un pardon présidentiel de Donald Trump. Nul besoin : le ministère de la justice américain y a mis fin, jugeant qu’« il n’y avait aucune preuve permettant de conclure que [l’ex-espion] allait enfreindre la loi ».

Il vous reste 50.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: