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Poussé par Donald Trump qui estime qu’Israël ferait preuve de « grande faiblesse » en laissant Rashida Tlaib et Ilhan Omar accéder à son territoire, le pays hésite à leur refuser l’entrée.
Les deux élues de l’aile gauche du Parti démocrate continuent de concentrer les foudres de Donald Trump. Alors qu’Israël envisage d’interdire leur visite sur son territoire prévue ce week-end, a annoncé jeudi 15 août un responsable israélien, le président des Etats-Unis s’est prononcé contre cette visite. Rashida Tlaib, représentante américaine d’origine palestinienne, et sa collègue Ilhan Omar « détestent Israël et tous les juifs, et il n’y a rien qui puisse être dit ou fait pour les faire changer d’avis », a affirmé Trump sur Twitter, estimant qu’en les laissant accéder à son territoire, Israël ferait preuve d’une « grande faiblesse ».
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a tenu mercredi des consultations au sujet de cette visite et les discussions se poursuivent avant une décision finale, a déclaré un responsable du gouvernement israélien. « Il est possible qu’Israël n’autorise pas la visite dans le format proposé actuellement », a-t-il précisé, indiquant que plusieurs équipes et juristes de différents ministères étudiaient la question avant une éventuelle décision du ministère de l’intérieur. Il a cependant ajouté que « si la membre du Congrès [Rashida] Tlaib émet une demande humanitaire pour rendre visite à sa famille, la décision la concernant sera considérée favorablement ».
Le boycott d’Israël au centre de la polémique
En 2017, Israël a adopté une loi qui permet d’interdire l’entrée dans le pays aux partisans du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) appelant au boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël pour protester contre l’occupation des territoires palestiniens. Le gouvernement israélien combat farouchement tout ce qui ressemble à une entreprise de boycott, qu’il assimile à une menace stratégique et dénonce comme une remise en cause de la légitimité d’Israël. Il accuse le BDS d’antisémitisme, ce que le mouvement dément.
Ilhan Omar et Rashida Tlaib, membres de l’aile gauche du Parti démocrate à la Chambre des représentants, ont publiquement appuyé le mouvement BDS et dénoncé la politique israélienne face aux Palestiniens. Elles ont été accusées d’antisémitisme, ce qu’elles réfutent. Elles sont toutes les deux des adversaires politiques acharnées du président américain républicain Donald Trump, qui entretient d’excellents rapports avec Benyamin Nétanyahou.
Mi-juillet, Trump s’en était déjà pris à ces élues de gauche en estimant qu’elles devaient demander « pardon à notre pays, au peuple d’Israël, et même au président pour (…) les choses terribles qu’elles ont dites ». Il avait même provoqué un tollé en demandant à des parlementaires américaines, dont Mme Omar et Mme Tlaib, de « retourner dans leur pays ».
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