« Il faut institutionnaliser le concept “One Health” pour prévenir de nouvelles épidémies à l’échelle mondiale »

0
73

[ad_1]

Tribune. Chez l’homme, 75 % des maladies infectieuses émergentes ont une origine animale. Mais que sait-on des émergences de nouvelles maladies comme le Covid-19, et des déséquilibres qui les provoquent ? Que fait-on pour comprendre, anticiper et gérer ces émergences ? Pour y parvenir, nous sommes convaincus qu’il faut mobiliser le concept « One Health » et intégrer santés humaine, animale, végétale et environnementale à toutes les échelles et dans toutes les dimensions, y compris politique.

Cette approche doit maintenant être institutionnalisée afin de stimuler une véritable rupture dans la gouvernance de la santé. A l’échelle d’un être vivant, un simple déséquilibre de la flore microbienne peut entraîner une maladie, ou empêcher l’organisme de combattre un pathogène.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « La pandémie démontre la nécessité d’associer les compétences vétérinaires à celles des médecins et des scientifiques »

A l’échelle d’un territoire ou d’un écosystème, le climat, les pratiques agricoles, ou tout autre facteur socio-économique, bouleversent les interactions et équilibres entre les microbes (virus, bactéries, parasites), les vecteurs arthropodes pouvant les transmettre (moustiques, tiques…), les réservoirs (animaux pouvant héberger des pathogènes sans nécessairement être malades, comme les chauves-souris) et les hôtes (les animaux domestiques et sauvages, et les humains).

Une gestion renouvelée de la santé à l’échelle de la planète

La déforestation pour développer l’agriculture industrielle d’exportation, le trafic d’espèces sauvages et la perte de biodiversité associée sont des exemples emblématiques de déséquilibres pouvant favoriser les contacts entre de nouveaux pathogènes et l’homme, aboutissant à l’émergence de maladies, comme par exemple Ebola.

L’émergence des maladies est toujours à l’origine un événement local, mais les activités humaines peuvent assurer sa diffusion au monde entier, comme en témoigne la crise causée par le Covid-19. Détecter rapidement les maladies chez l’homme mais aussi chez l’animal, agir vite localement et alerter globalement sont les leviers à actionner pour que les émergences ne deviennent pas des pandémies.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Si nous ne changeons pas nos modes de vie, nous subirons des monstres autrement plus violents que ce coronavirus »

Anticiper, surveiller, agir, communiquer, réagir et, en période de calme, coconstruire un socio-écosystème résilient qui ne favorise pas les émergences et empêche la diffusion des pathogènes. Cela doit aujourd’hui devenir un objectif partagé de gestion renouvelée de la santé à l’échelle du territoire, du pays, et de la planète tout entière.

Des initiatives One Health qui ont fait leurs preuves

Des réseaux régionaux de santé dans les Caraïbes (CaribVET) ou l’océan Indien (One Health OI) associant chercheurs, vétérinaires, médecins, décideurs des différents pays et organisations régionales et internationales, ont contribué à prévenir l’introduction de l’influenza aviaire en 2016 dans les Caraïbes, et à contrôler les épizooties de fièvre aphteuse et de fièvre de la vallée du Rift dans la zone de l’océan Indien en 2019.

Il vous reste 59.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: