Fustigée pour s’être fait vacciner avant les populations prioritaires, la chef de la diplomatie péruvienne démissionne

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Elizabeth Astete lors de la cérémonie d’intronisation du cabinet de Francisco Sagasti, à Lima, le 18 novembre 2020.

Deuxième retrait d’un ministre du gouvernement péruvien. Après celle de la santé, la ministre péruvienne des affaires étrangères, Elizabeth Astete, a annoncé sur Twitter sa démission dimanche 14 février après avoir reconnu la « grave erreur » de s’être fait vacciner contre le Covid-19 dès janvier, avant les populations prioritaires. Sa démission a été aussitôt acceptée par le président par intérim Francisco Sagasti.

Le scandale a éclaté, jeudi, après la révélation par un quotidien péruvien que l’ancien président Martin Vizcarra (2018-2020) avait été vacciné contre le Covid-19 en octobre, quelques semaines avant sa destitution par le parlement.

L’ancien chef de l’Etat, qui brigue un siège de parlementaire aux élections du 11 avril, s’est défendu en disant qu’il s’était porté volontaire dans l’essai clinique du vaccin Sinopharm, comme des milliers d’autres Péruviens. Ce que l’université en charge de l’essai a démenti. Cette révélation a provoqué un tollé, entraînant la démission de la ministre de la santé, Pilar Mazzetti, vendredi.

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Une logistique pour les élus qui diffère des autres pays

Contrairement à d’autres pays, dont les présidents, ministres ou fonctionnaires se sont fait vacciner pour donner l’exemple, au Pérou, les critiques visent des membres du gouvernement qui ont reçu le vaccin en toute discrétion et avant même le lancement de la campagne officielle de vaccination.

Les premières vaccinations ont démarré mardi au Pérou et sont pour l’instant réservées aux personnels de santé.

Selon les derniers chiffres publiés samedi, le Pérou a enregistré 43 491 décès du Covid-19 pour 1,22 million de cas confirmés. Le système hospitalier péruvien est saturé avec 14 222 malades du Covid-19 hospitalisés et une pénurie de l’oxygène à usage médical, qui contraint des centaines de Péruviens à faire la queue pour en obtenir pour un proche malade.

Le Monde avec AFP



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