[Faits Divers] VIDÉO – Interpellation à Takamaka : “une utilisation strictement nécessaire de la force” dit le patron de la gendarmerie

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Hier, Jean Hugues Ratenon publie une vidéo sur ses réseaux sociaux. Sur les images de basse qualité filmées au crépuscule, on aperçoit l’interpellation d’un homme par plusieurs gendarmes qui peut paraître “musclée“. La vidéo est très courte et le député donne peu de précisions quant au contexte de cette interpellation. Cependant, il commente « si ces images sont vraies, en ma qualité de député, je condamne cela avec la plus grande fermeté ». Une polémique s’en est suivie notamment sur les réseaux sociaux, le général Pierre Poty, le patron de la gendarmerie a tenu à « rétablir la vérité des faits ».

Sur la vidéo de quarante-six secondes, on voit un homme qui semble agité. Il est encerclé par trois gendarmes, l’un d’entre eux fait diversion, deux autres le ceinturent et tandis que l’homme se débat, un militaire lui met un coup de pied, ce qui le déstabilise, l’homme est alors maîtrisé par les forces de l’ordre. Ce qui a fait réagir les internautes, c’est surtout ce coup de pied, d’ailleurs les témoins qui assistent à l’interpellation s’offusquent au moment où le coup est porté.

 

Vent de colère sur les réseaux sociaux, le bout de vidéo est partagé et commenté des milliers de fois. Certains internautes n’hésitent pas à qualifier les faits de « violences policières », d’ « abus » ou d’ « usage disproportionné de la force ». Avec l’actualité de ces derniers jours notamment le passage à tabac de Michel Zecler, un producteur de musique noir à Paris par plusieurs policiers dont quatre ont été mis en examen et trois placés en détention provisoire et l’article 24 de la Loi de sécurité globale, la vidéo a eu un retentissement encore plus fort.

 

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Ce mardi, le général Pierre Poty a organisé un point presse. Ses intentions sont claires « je suis là pour rétablir la réalité des faits, soutenir les militaires qui ont parfaitement réagi selon moi et dont l’action ne saurait être remise en cause ». Le patron de la gendarmerie donne alors le contexte qui a mené à cette interpellation. Une interpellation en lien avec l’accident de la route qui a coûté la vie à un motard et sa passagère.  

 

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Le général Poty a indiqué qu’aucune plainte à l’encontre des gendarmes n’a été déposée. Par ailleurs, l’homme, défavorablement connu de la justice est poursuivi pour “ivresse publique manifeste“, “outrage à agents de la force publique” et “violation d’une scène de crime“.

 

Quelques heures avant le point presse du général Poty, Jean Hugues Ratenon avait réitéré sa volonté de rencontrer le patron des gendarmes dans un courrier qu’il lui avait adressé. Le député précisait “ni vous, ni moi ne pouvons accepter que de tels agissements puissent se produire ici à La Réunion”. L’élu s’insurgeait “comprenez bien que ces comportements ne sont pas représentatifs de la Gendarmerie ni de la Police, mais ce sont des cas isolés qui salissent le métier des forces de l’ordre.Cela crée un trouble évident dans l’opinion. C’est pour cette raison qu’il faut absolument stopper ces « dérapages », d’autant que les débats sont vifs actuellement autour du projet de loi sur la sécurité globale, et notamment son article 24“.

 

Le général Poty s’est dit tout à fait ouvert à une rencontre avec le député.

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