[Faits Divers] Un crime sordide pour un quiproquo infâme aux assises

0
102

[ad_1]

COUR D’ASSISES. A partir de mardi, trois Bénédictins, âgé de 29 à 33 ans, vont répondre de meurtre aggravé. En décembre 2017, Jean-Dany Mussard, 43 ans, avait été tué et dépouillé de son téléviseur à la suite d’un quiproquo portant sur la disparition d’une carte bleue. Les jurés auront quatre jours pour déterminer le rôle joué par Willy Lebeau, Sébastien Puylaurent et Christopher Narainapadeatchy qui se rejettent la responsabilité de l’effroyable passage à tabac.

Le drame est découvert le 15 décembre au matin quand un agent d’entretien pénètre dans l’appartement de Jean-Dany Mussard à Bras Fusil. Une odeur insupportable flotte dans l’air. L’homme, âgé de 43 ans, gît dans le salon. Il a été battu à mort sans avoir cherché ou été en mesure de se défendre, semble-t-il.

Les gendarmes de Saint-Benoît notent que le téléviseur du défunt n’est plus là, comme s’il avait été débranché à la hâte. Peut-être le mobile de ce crime sordide. Les enquêteurs retracent l’emploi du temps de la victime. Ils ne tardent pas à découvrir que plusieurs individus, visiblement déterminés à en découdre, ont fait la navette chez Jean-Dany Mussard entre le 12 et le 13 décembre, jour du crime.

De fil en aiguille, deux noms apparaissent. Christopher Narainapadeatchy, alias Toffer, et Sébastien Puylaurent se sont rendus plusieurs fois chez la victime pour un motif futile. « Toffer » prétend que sa belle-mère aurait été séquestrée par Jean-Dany Mussard. Lequel lui aurait extorquer sa carte bleue avant de la libérer. Il apparaît qu’en réalité la victime et la belle-mère auraient bu ensemble avant de se séparer sans difficultés quelques jours avant. Cet effroyable quiproquo, teinté de mensonges sur fond d’alcool et de produits stupéfiants, aura le don de causer la perte du malheureux.

 

UNE PINCE, UN MARTEAU ET UN MORCEAU DE BOIS

Fin décembre, les deux premiers suspects sont arrêtés. Mais des témoignages font apparaître un autre homme, Willy Lebeau. Celui-ci est placé en garde à vue fin janvier. Lui aussi est soupçonné d’avoir pris part à l’expédition punitive. Au fil de de l’instruction, chacun nie être l’auteur du crime. Ils vont pour ce faire livrer des versions souvent contradictoires.

Pourtant, un témoin les aperçoit chez Jean-Dany Mussard le jour du crime, armés d’un morceau de bois, d’une pince et d’un marteau maculé de sang. Celui-ci désigne formellement Willy Lebeau et un dénommé « ti-zarab » qu’il identifiera comme étant Christopher Narainapadeatchy.

Surtout, le témoin raconte avoir aperçu ce dernier alors qu’il frappait avec une violence inouïe Jean-Dany Mussard. Au cours de l’enquête, Sébastien Puylaurent était là lui aussi. Il reconnaît d’ailleurs avoir pris part au passage à tabac. Mais sans tuer la victime qu’il affirme avoir vu en vie le lendemain de sa mort. Pendant quatre jours, Me Alex Vardin, Me Jean-Jacques Morel et Me Anissa Settama auront la lourde tâche de défendre les trois accusés.

E.L

 

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: