[Faits Divers] Trois trafiquants de zamal devant le tribunal

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Après 96 heures de garde-à-vue, Yvan et Jimmy A. ainsi que Mohammad D. ont été présenté en début d’après-midi en comparution immédiate. Tout commence en octobre 2020, quand un bateau mauricien s’échoue sur le littoral bénédictin. Les enquêteurs s’oriente alors vers un trafic de zamal entre la Réunion et l’île sœur. Cependant le parquet a décidé de ne pas retenir le trafic de stupéfiants vers l’île Maurice, faute de preuve.

Dans le cadre cette enquête, les gendarmes de la brigade de Saint-Benoît ont découvert grâce à des perquisitions plusieurs armes (un fusil, deux carabines, un pistolet gomm cogne et un pistolet de air soft) ainsi qu’une quantité impressionnante de stupéfiants. En tout 13 kg de zamal, 400g de shit, 85 pieds et 4 500€ en cash ont été saisis par les militaires. Près de 35 gendarmes de la Brigade de recherche, de la brigade de Saint-Benoît appuyé par des gendarmes mobiles et le Groupe d’Investigation Cynophile ont été mobilisés pour réussir cette opération.

« Un trafic important et d’une durée significative » selon le parquet

A la barre, les trois hommes ont demandé le renvoi de leur procès afin de préparer leur défense. Jimmy A., 49 ans, serait le planteur tandis que son fils Yvan A., 23 ans, était chargé de trouver des clients. L’un des plus important, Mohammad D., 24 ans, comparaît à leurs côté. C’est lui que les gendarmes soupçonnait d’envoyer une partie de la marchandise vers Maurice. D’ailleurs Mohammad a expliqué en quelques mots « qu’il avait des dettes » (15 000€ suite à des déboires avec sa société) pour justifier sa participation au trafic.

Devant l’importance des saisies et la durée du trafic, la procureure a demandé leur placement en détention provisoire : « malgré leurs reconnaissances des faits et leurs coopération avec les enquêteurs, il y a un risque de concertation et de renouvellement de l’infraction. » La durée du trafic et son importance sont également d’une durée significative. Selon leurs déclarations, il aurait rapporté au père et au fils environ 300 à 500€ par mois soit environ 20 000€, « selon mes calculs ont est plus autour des 25 000/30 000€, il y a une volonté de minimiser le trafic » rappelle la procureure, justifiant ainsi le mandat de dépôt.

L’avocat de Mohammad D., maître Julien Barraco, trouve cette mesure disproportionnée : «  il n’a pas les moyens de fuir et sa première garde-à-vue. Après 96 heures, la leçon a été comprise, un contrôle judiciaire suffira ». Des arguments qui m’ont pas convaincu la cour, ils dormiront tous les trois en prison ce soir, en attendant leur procès le 31 mai prochain.

 

Maxime Bonnet

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