[Faits Divers] Son dalon le viole et se livre à des actes de barbarie le jour de ses 18 ans

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Le Tampon. Giovanni était jugé hier devant la cour d’assises pour une série de faits particulièrement horribles imposée à sa victime, le 8 avril 2008.

Viol avec torture et actes de barbarie. C’est une affaire sordide qu’a examinée la cour d’assises de Saint-Denis, hier. Le 15 décembre 2015, la victime dépose plainte, huit ans après les faits. “J’avais peur, mais je voulais me réparer“, explique le jeune homme, courageux, devant les jurés. Il a dû braver son traumatisme pour livrer son horrible calvaire.

Le 8 avril 2008, c’est son anniversaire. Il fête ses 18 ans. Il sort alors du lycée pour rejoindre Giovanni, l’accusé, âgé de 25 ans lors des faits. Comme presque tous les jours, les deux dalons se retrouvent dans une cabane isolée, qu’ils ont construite dans un champ, pour jouer aux cartes et passer du temps. Ce jour-là, comme souvent, Giovanni est ivre et a consommé du zamal. Commence alors une longue scène de sévices physiques et sexuels. L’accusé roue de coups la victime et le force à lui faire une fellation. Il oblige même son camarade à manger ses excréments. Il lui donne plusieurs coups de pied dans les parties intimes. Puis, il lui impose une relation sexuelle. Le calvaire dure tout l’après-midi.
La victime a le visage et les parties génitales en sang et tuméfiés. Le rapport psychologique fait état d’un stress post-traumatique. Le 24 avril, huit jours après les faits, il est pris en charge à son arrivée à l’hôpital par l’unité de victimologie. Des radiographies présentent des blessures. “Il avait les parties génitales bleu marine”, témoigne la mère de la victime lors de son audition.

Les deux dalons se connaissent depuis 6-7 ans. La victime ayant des problèmes familiaux, elle se rapproche de Giovanni très jeune. “Je le considérais comme mon grand frère“, lâche-t-il. “Il se sentait protégé auprès de lui”, précise l’expertise psychologique. Selon cette dernière, le bourreau exerçait une relation d’emprise sur son dalon. Il était souvent violent et le frappait régulièrement.

Le procès renvoyé

Lors de son audition par les gendarmes en 2015, suite à la plainte de la victime, Giovanni a reconnu les faits. “J’ai mis mon zizi dans sa bouche“, avait-il notamment déclaré. 

Placé sous curatelle, il souffre de troubles psychologiques. À la barre, recroquevillé sur lui-même, son discours a changé. 

Hier, il n’a reconnu que la fellation. “Je ne sais plus“, répond-il à la plupart des questions du président de la cour en marmonnant. “Je ne suis pas un violeur. Je ne comprends pas pourquoi j’ai fait ça. À un moment, j’ai arrêté. Je me suis dit, c’est pas moi ça”, ajoute-t-il.

 Juste avant l’étude du profil psychologique du bourreau, les réquisitions de l’avocat général et les plaidoiries, le procès a été interrompu suite à la détection d’un cas suspect de Covid. 

L’affaire a été renvoyée et sera jugée le plus rapidement possible. L’accusé, qui comparaît libre sous contrôle judiciaire, encourt la réclusion à perpétuité. Le tribunal tentera de comprendre les raisons qui l’ont poussé à ce déchaînement de violences et de cruauté.

 

B.D

 

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clicanoo

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