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Ce jeudi vers 14h30, le centre d’opérations et de renseignements de la gendarmerie (CORG) est contacté pour une affaire peu banale. Deux jeunes d’une quinzaine d’années expliquent vouloir se rendre aux forces de l’ordre pour répondre d’une séquestration qu’ils auraient commise deux semaines auparavant. Ils expliquent par la même occasion être armés de couteaux et se trouver du côté du quartier de Bras-Fusil.
Très défavorablement connus des militaires de la brigade de Saint-Benoît, les deux adolescents sont déjà sous le coup d’une décision de justice qui leur interdit de surcroît de se fréquenter. Suffisamment d’éléments pour prendre l’alerte au sérieux donc…
Ce sont ainsi trois gendarmes mobiles qui sont engagés pour aller à leur rencontre, et découvrent effectivement les deux suspects porteurs de couteaux. Dans sa poche pour l’un, et dans sa sacoche pour l’autre. Interrogé sur la séquestration évoquée, l’un des deux gaillards explique que c’est en réalité une invention. Un prétexte inventé de toutes pièces pour, selon ses dires, tendre une embuscade et planter les gendarmes avec les couteaux.
Interpellés pour menaces de crime ou délit à l’encontre de personne dépositaire de l’autorité publique et port d’arme blanche sans motif légitime, les deux mis en cause sont immédiatement placés en garde à vue. L’interpellation s’est heureusement faite sans résistance, avant que les deux individus à l’inspiration morbide ne prennent la direction des geôles de la brigade pour s’expliquer de l’ensemble de leur oeuvre.
Julien Georget
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