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SAINT-ANDRÉ. “Quelle que soit la sentence, elle ne nous rendra pas cet être cher qu’on a perdu”, explique Sabine, la belle-sœur de Franck Saurat, décédé à 58 ans des suites d’un mauvais coup de poing reçu le 5 décembre 2018 à Saint-André.
“C’était un homme bon, un compagnon, un père et un grand-père qui adorait ses petits enfants. Il était non-violent, adepte du yoga. C’est terriblement injuste ce qui lui est arrivé”, renchérit Elisabeth, la compagne du défunt.
Hier, son agresseur a été condamné à 9 ans de prison. La thèse de la légitime défense plaidée par Ruddy Nivarosa, 28 ans, n’a pas convaincu les magistrats de la cour criminelle qui ont néanmoins revu à la baisse les réquisitions de l’avocat général. Celui-ci, reprochant à l’accusé de n’avoir “laissé aucune chance à la victime”, avait réclamé une peine de 10 à 12 ans de réclusion pour ces violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. “C’est une peine assez lourde par rapport au contexte. L’histoire est plus que complexe que ce qu’on a raconté”, a regretté son avocat Me Sébastien Navarro, qui n’exclut pas la possibilité de faire appel.
Le 5 décembre 2018, une altercation au sujet d’une place de parking semble opposer Franck Saurat, venu inspecter un chantier de construction rue des Quatre-épices, au père de Ruddy Nivarosa, un riverain. Et alors que la victime se penche sur le coffre de sa voiture, surgit Ruddy Nivarosa qui frappe sans sommation le quinquagénaire.
Celui-ci décédera des suites de cet unique coup de poing porté à la tête, comme l’a confirmé le médecin légiste. Avocat de la partie civile, Me Laurent Payen a salué “une décision cohérente de la cour”.
S. G.
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