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Le capitaine du Wakashio et son adjoint, qui ont provoqué la marée noire à l’île Maurice après s’être échoués le 25 juillet à la pointe d’Esny, ont été interpellés hier par les policiers mauriciens des Casernes Centrales. Selon nos confrères de L’Express de Maurice, Sunil Kumar Nandeshwar, un ressortissant indien de 58 ans, et le chief officer de ce vraquier, Hitihanilagee Tilakaratna Subodha, un Srilankais de 45 ans, ont été arrêtés à leur hôtel où ils étaient sous surveillance après avoir quitté le centre de quarantaine.
Ils sont accusés d’avoir commis des infractions inscrites la section 5 du «Piracy and Maritime Violence Act» de 2011. Les deux responsables du bateau ont été traduits devant le tribunal de Port-Louis hier après-midi et reconduit en cellule policière jusqu’au mardi 25 août.
Le capitaine et son adjoint vont être interrogés aujourd’hui pour expliquer comment le vraquier s’est retrouvé sur le récif. La presse mauricienne a révélé ces derniers jours qu’une fête d’anniversaire avait été organisée à bord le soir de cette catastrophe maritime. Ce qui pourrait expliquer que ni le capitaine ni son adjoint n’étaient aux commandes et n’ont répondu aux appels de la National Coast Guard (NCG) qui cherchaient à les alerter.
Pour beaucoup d’experts maritimes, les deux hommes ont commis une «grosse erreur de navigation» en passant si près de Maurice. Mis en service en 2007, le Wakashio n’était pas un bateau-poubelle et disposait de tous les équipements modernes pour ne pas finir sur un récif corallien.
Le trajet du bateau, comme son silence avant l’échouement est considéré comme suspect par les policiers. Ces derniers ont été abondamment critiqués à Maurice car ils ont attendu le 9 août, soit trois jours après le début de la pollution, pour monter à bord du Wakashio et y saisir des documents informatique ou papier afin de retracer ce qui s’était passé à bord.
L’Express de Maurice pose aussi l’hypothèse «d’un déchargement illégal de cargo ou de clandestins». «Le capitaine avait-il pris à son bord des migrants contre paiement sans que l’armateur n’en soit au courant ?, s’interroge le journal. Ou alors a-t-il pris et débarqué un cargo illicite ? Toutes ces questions restent posées surtout après qu’une plaignante assure avoir vu des équipements marins dont elle a même montré une pièce».
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