[Faits Divers] Le violeur du Mahé condamné à 12 ans de prison

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Saint-Denis. Jean Ernick Soumara a été hier reconnu coupable du viol d’une jeune femme à la sortie de la boite de nuit du Mahé en décembre 2018.

“D’accord, j’avais un peu bu, mais pour moi c’est pas un crime“, raconte à la barre Sophie*, 29 ans, ingénieure en travaux publics. “Je rejoignais la rue où j’avais garé ma voiture après une soirée en boîte, et, alors que j’étais au téléphone avec une amie à côté de mon véhicule, je me suis retrouvée dans l’habitacle en un instant, et là j’ai compris ce qui allait se passer”, continue la victime avant de s’effondrer à la barre. “J’ai entendu ‘tu m’as chauffé toute la soirée, maintenant tu vas assumer’ “. Elle se défend, mais son agresseur la roue de coups. “Je me suis laissé faire car j’avais peur de ce qui se passerait ensuite. Une fois à l’hôpital, je me suis rendu compte que mes vêtements et ma culotte étaient couverts de sang, j’avais mal partout.”

Dans le box, Jean Ernick Soumara, baisse la tête en écoutant le récit glaçant de la jeune femme. “J’aimerais qu’il comprenne le mal qu’il m’a fait. Maintenant je vis dans la peur quand je fais des visites professionnelles avec des hommes”.

“Je vis dans la peur”

C’est avec confusion que l’accusé se défend des accusations de viol. “J’aime toutes les femmes, jamais je leur ferai du mal.” Selon lui, la victime l’aurait abordé pour lui demander une cigarette, puis il l’aurait aidé à uriner, avant de se retrouver dans sa voiture. Les choses auraient alors dérapé. “On planait ensemble, y avait pas de problème. Et elle a commencé à m’appeler par un autre prénom et quand je lui ai dit que je n’était pas cette personne, elle était plus d’accord “. “Et donc vous continuez ?”, interroge l’avocate de la partie civile, maître Olivier. “On avait commencé“, répond Jean Ernick. “A la juge d’instruction, vous n’avez pas parlé de cette histoire de cigarettes ? Les versions s’accumulent mais ne concordent pas !“, s’agace le président, “Vous reconnaissez les faits ou pas ?” “Oui, je les reconnais“, répond l’accusé. L’avocat général a requis 13 années de prison. L’accusé a été condamné à douze ans de réclusion criminelle, une obligation de soins de trois ans et une interdiction d’entrer en contact avec la victime. 

M.B

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