[Faits Divers] Le caïd du Chaudron reconnaît le trafic de stupéfiants

0
94

[ad_1]

SAINT-DENIS. Les auditions dans le cadre de l’affaire Titus se sont poursuivies hier au tribunal de Champ Fleuri. Alors que la veille, les prévenus ont quasi tous reconnu les faits, les derniers entendus se sont mis d’accord pour ne rien avouer. Cependant, contre toute attente, Wilson Titus a reconnu le trafic de stupéfiants, mais pas l’importation.

“Je regrette sincèrement ma chérie, je t’aime”, déclare Wilson Titus en s’adressant à sa femme, alors qu’il n’osait pas la regarder lorsqu’elle était à la barre. Les larmes aux yeux pendant le reste des auditions, la tête du réseau a finalement accepté de parler devant le tribunal ce jeudi. Il déclare reconnaître le trafic de stupéfiants mais pas l’importation.

 

Un trafic qu’il qualifie de “petit” malgré les enquêteurs qui le qualifient eux de “business bien organisé”. Pour Wilson Titus, c’est un trafic qui “se faisait comme ça, entre amis, je connais beaucoup de monde dans la rue”, confie-t-il. Il avait débuté avec du Levotril mais a arrêté sa consommation et s’est rendu compte que l’ecstasy rapportait plus. Au départ, il achetait pour sa consommation personnelle, puis, très vite, il a revendu “pour arrondir ses fins de mois”, s’est livré Titus lui-même. 

 

“Mi veux un train 500”

 

Bonbons, chocolat, champagne, grains, ou encore boutons de chemise… Les termes employés pour désigner les différents produits illicites sont nombreux. Des histoires de “train” interpellent également la juge, mais tous se défendent “ça peut être tout et n’importe quoi”. Bien que Titus reconnaisse une partie des faits, le caïd du Chaudron n’entend pas tout dévoiler. Dès que la juge ou la procureure commence à donner des chiffres détaillés, il ne sait plus. “Y a beaucoup de choses mi rappel pu madame”, dit-il innocemment.

 

Jouer les innocents, il sait faire. Il déclare ne pas savoir utiliser son téléphone portable, or les écoutes téléphoniques prouvent notamment que Titus a demandé à un homme incarcéré de télécharger Whatsapp, “pour pouvoir échanger sans avoir de problèmes”.

 

Il traite de “mythos” des hommes qui l’impliquent dans des histoires. En 2015, par exemple, un homme l’avait d’ores et déjà dénoncé comme fournisseur en précisant qu’il cachait sa fourniture dans son frigo. Titus s’exclame : “C’est n’importe quoi, je suis pas un bon samaritain dans la rue, mais on peut pas me mettre des trucs sur le dos comme ça. C’est trop facile”. 

 

Or on sait, sa femme Sandra Welmont l’a elle-même avoué, Wilson Titus cachait ses stupéfiants dans un tube d’Efferalgan dans le frigo familial. Pour le reste de ses cachettes, le caïd du Chaudron reste assez discret. Il a déclaré à plusieurs reprises ne jamais acheter de grosses quantités, “il achetait souvent, ça partait vite”.

 

“Ce n’est pas un caïd”

 

A écouter sa femme, son mari “n’est pas un caïd, c’est un père formidable”. Or, Sandra Welmont a changé plusieurs fois de discours, par peur très certainement. Elle avait notamment avoué au juge d’instruction avoir aperçu le trafic depuis 2016, puis finalement déclare ne rien savoir. “Je restais à l’étage, dans ma chambre, je ne savais pas ce qu’il se passait en bas”, se décharge Sandra Welmont. Elle parle juste de motos que Titus achetait, faisait réparer par des amis pour les revendre, ainsi que des bijoux qu’on lui donnait et qu’il revendait.

 

Les frères Robert et Sébastien Althiery, entendus également ce jeudi, reconnaissent uniquement d’être des consommateurs de drogue. “Ça m’arrive de dépanner quelque fois en soirée mais jamais plus”, confère Sébastien Althiery, dit “bouchon”. Alors que 16 000 euros ont été retrouvés lors des perquisitions chez Ludovic Robert, rien n’a été retrouvé chez les parents de Sébastien Robert, où il vit. “J’ai l’impression que c’est parce que c’est mon frère que je suis là”, se défend-il. 

 

Charline Bakowski

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: