[Faits Divers] La justice restaurative, “ça répare”

0
70

[ad_1]

SAINT-DENIS. La justice restaurative, ou la réparation les yeux dans les yeux, permet aux victimes comme aux acteurs de violences de se reconstruire grâce à des rencontres encadrées.

A l’occasion de la semaine internationale de la justice restaurative, un stand s’est tenu tout au long de la semaine à l’entrée du palais de justice de Saint-Denis pour interpeller et faire connaître aux justiciables cette méthode encore trop peu connue. Des rencontres étaient également organisées.

“Le crime a rompu des liens”, confie Océane Laburre, coordinatrice de l’antenne réunionnaise d’IFJR (Institut Français pour la Justice Restaurative). La justice restaurative offre donc la chance aux victimes, comme aux auteurs des faits -qui les reconnaissent- de se faire entendre et de se reconstruire. “Ce qui n’est pas possible avec une procédure pénale”, explique Océane Laburre. Ce système permet de réparer les répercussions que les violences ont eu sur les personnes. Celles qui acceptent de faire la démarche affirment obtenir une meilleure estime de soi.

“Le seul et unique vrai objectif est le dialogue”, affirme la coordinatrice de l’antenne réunionnaise d’IFJR. Les victimes qui souhaitent comprendre les actes d’auteurs d’agression peuvent rencontrer des détenus. De la même façon, les agresseurs qui désirent travailler sur leurs actes peuvent rencontrer des victimes de violences. Le tout est fait de manière encadrée par des personnes formées.

Les personnes issues d’une même affaire peuvent également se réunir, toujours dans des conditions sécurisées. C’est ce que l’on appelle la “médiation restaurative”. Cela permet de prévenir le risque de réitération des agresseurs. “On note -30% de récidive grâce à ce système”, explique Océane Laburre. “Les personnes peuvent faire la démarche dès le dépôt de plainte, mais également 30 ans après les faits”, ajoute-t-elle.

Créée en 2014, la justice restaurative se développe réellement depuis une année sur notre département, qui plus est est un territoire particulièrement touché par les violences. L’île a pour l’heure trois demandes. Au-delà de se faire connaître sur le territoire de Champ Fleuri cette semaine, des rencontres et débats sont également organisés. Dernier acte ce soir.

Charline Bakowski 

 

 

 

Aujourd’hui

Un débat à la bibliothèque Saint-Denis et un webinaire de 19h à 21h.

Pour contacter l’IFJR : 0693 802 803 ou [email protected]

 

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: