[Faits Divers] Enlèvement et viol d’une fillette : l’auteur présumé des faits est arrivé au tribunal

0
57

[ad_1]

SAINT-BENOÎT. Le quadragénaire, interpellé samedi dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement et l’agression d’une fillette de 5 ans à Bras-Fusil est arrivé en début d’après-midi ce lundi au tribunal de Champ Fleuri. Confronté au faisceau d’indices recueilli par les gendarmes, il avait passé des aveux complets au cours de sa garde à vue. Les juges devront décider des chefs d’accusation et d’un placement en détention provisoire ou pas.

RAPPEL

 

Comme le Journal de l’Ile le révélait dans son édition de dimanche, l’homme – arrêté samedi par les gendarmes de la compagnie de Saint-Benoît et de la section de recherches de Saint-Denis dans le cadre de l’enquête sur le rapt d’une fillette de 5 ans jeudi à Bras Fusil – est un suspect sérieux. Plus que sérieux même. Car, sorti de cellule de dégrisement hier, l’homme de 40 ans n’a pas tardé à se mettre à table. Il a reconnu “avoir fait une bêtise” en parlant de l’enlèvement dont il a fait le récit au fil de sa garde à vue. Il a également avoué les détails sordides de ce qu’il a fait subir à sa petite victime à savoir un acte sexuel considéré comme un viol au plan pénal.

 

LIRE AUSSI > Enlèvement de la fillette à Bras Fusil : un suspect aux mains des gendarmes

 

Il était difficile pour lui de nier. Car les quelque trente gendarmes mobilisés pour résoudre cette sordide affaire avaient réuni un faisceau d’indices à force de pugnacité. Mise en confiance, la fillette de 5 ans leur a brossé un portrait plutôt précis de son agresseur. Elle a parlé d’un homme plutôt clair de peau, corpulent et âgé d’une quarantaine d’années, avec le crâne rasé ou simplement dégarni.

 

 

UN TATOUAGE ÉTOILÉ ET UNE ASTRA À TOIT NOIR

 

En dépit de son calvaire, l’enfant a suffisamment mémorisé les traits de son visage pour permettre au spécialiste de la gendarmerie d’établir un portrait robot. Elle a encore mémorisé sa tenue vestimentaire, des baskets et une chemise à manche longue par exemple. Et puis il y a ce détail si particulier qu’elle a inscrit dans sa mémoire. Il s’agit du fameux tatouage que son agresseur avait dans le cou… Une forme géométrique et plus exactement une étoile. Autant d’éléments qui allaient s’avérer déterminants quand le suspect serait arrêté.

Parallèlement, les gendarmes ont effectué un minutieux travail de porte à porte dans ce quartier fréquenté où les petits immeubles de la cité “Cascade” se font face. C’est ainsi qu’ils ont obtenu le vague signalement d’un véhicule gris suspect, stationné près des immeubles. Mais le modèle était alors incertain, peut-être une Renault Mégane ou une Opel.

 

LIRE AUSSI > Saint-Benoît. La fillette enlevée évoque des violences à caractère sexuel

 

Les militaires ont saisi toutes les images des caméras de vidéosurveillance placées sur le trajet présumé de l’homme à la voiture grise, entre Saint-Benoît et Saint-André. Un travail de bénédictin qui a porté ses fruits. Ils ont trouvé un début de solution en scrutant et en agrandissant celles d’une caméra privé. Celles-ci faisaient apparaître la silhouette d’une Opel Astra grise à toit noir dans le créneau horaire de l’enlèvement, entre 14 et 16 heures. Les militaires ont alors contacté les propriétaires de ce modèle de voiture. Ils ont fini par apprendre que l’un d’eux s’était fait voler récemment son véhicule. Ils étaient donc sur la bonne voie.

 

 

PERSONNALITÉ BORDERLINE ET LONG CASIER JUDICIAIRE

 

Restait encore à mettre la main sur l’Opel Astra et son voleur. A force de multiplier les patrouilles, les gendarmes y sont parvenus. Un équipage du Psig, qui redescendait de Salazie en se dirigeant vers Saint-André samedi vers 18 heures, a justement croisé une Opel Astra grise… à toit noir. Bingo ! Parmi les deux hommes qui se trouvaient à bord, l’un d’eux ressemblait à s’y méprendre au suspect recherché. Le portrait robot était son portrait presque craché et son profil physique collait à la perfection. Il avait notamment ce petit signe distinctif au cou : un tatouage en forme d’étoile.

Les deux hommes ont été interpellés puis conduits à la compagnie de Saint-Benoît. Vérifications faites, l’homme à l’étoile dans le cou a un casier judiciaire long comme la Rivière-du-Mât avec 26 condamnations à son passif. Affaires de vol, de violence, de conduite sans permis et/ sous l’emprise de l’alcool… Ce récidiviste des petits délits a cette fois franchi un cap en s’en prenant à une enfant pour abuser d’elle. Est-ce la première fois ? C’est l’une des questions à laquelle l’enquête devra répondre plus tard.

En attendant, il apparaît que le quadragénaire n’a pas seulement séjourné en prison. Ce marginal sans domicile fixe, qui navigue dans l’Est du département et qui a différents points de chute notamment à Salazie, a été admis à plusieurs reprises à l’Epsmr. Il n’est pas impossible qu’il fasse partie de ces personnes borderline qui oscillent entre le monde carcéral et celui de la psychiatrie. Ces psychopathes comptent généralement parmi les délinquants les plus dangereux car ils sont imprévisibles et peuvent faire montre d’une grande violence. Sans doute, la fillette de 5 ans, qui est restée sa prisonnière pendant près de deux heures, a eu beaucoup de chance dans son grand malheur.

 

 

ERIC LAINE

[email protected]

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: