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MAFATE. Trois ans après la disparition du gendarme Mathieu Caizergues, ses proches espèrent toujours que le juge d’instruction procèdera à de nouvelles investigations pour tenter de percer l’énigme. L’enquête a été relancée en février dernier à l’initiative du nouveau patron des gendarmes de l’île. Le général Pierre Poty a suggéré que les investigations menées par la section de recherches de Saint-Denis soient examinées avec un regard neuf et des moyens techniques encore plus pointus, comme ceux dont dispose le Service Central de renseignement criminel (SCRC) basé à l’IRCGN de Cergy-Pontoise. Le parquet de Saint-Denis y avait d’ailleurs répondu favorablement en ouvrant un supplétif.
Les experts du SCRC ont épluché chacune des pièces du dossier avant de rendre leur copie au mois d’avril. Ils sont parvenus à la même conclusion que les enquêteurs de la SR de Saint-Denis. A savoir qu’il était hautement probable que Mathieu Caizergues ait fait une chute vertigineuse au point de vue du belvédère, extrêmement difficile d’accès.
Le jeune militaire avait mystérieusement disparu le 23 juin 2017, sur le chemin du retour. Il remontait alors de Roche-Plate pour rejoindre le parking du Maïdo, en compagnie de deux autres randonneurs qui restent mis en examen pour non assistance à personne en danger.
NOUVELLES RECHERCHES ?
A l’issue de ces nouvelles investigations, l’avocat de la famille Caizergues, Me Félix Allary, s’attendait à ce que de nouvelles recherches soient conduites à Mafate, sans doute par le biais de cordistes appartenant à une société spécialisée, comme le préconise le SCRC. «Il devrait y avoir une nouvelle information judiciaire au vu des conclusions du SCRC», insiste-t-il.
L’avocat montpelliérain a donc été étonné de recevoir de la part du magistrat instructeur un avis de fin d’information judiciaire. Il est d’autant plus surpris que de nouvelles demandes d’actes ont été formulées qui doivent en principe être examinées en septembre prochain par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Saint-Denis.
Outre ces recherches, l’avocat de la partie civile a déjà formulé d’autres demandes qui ont été refusées par le juge comme une reconstitution des faits, une nouvelle audition du maître-chien du Saint-Hubert qui avait flairé une piste au sortir de la montagne ou encore l’exploitation de données de téléphonie.
E.L
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