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SAINT-DENIS. Alors que deux hommes étaient jugés hier pour avoir tendu une embuscade aux policiers et filmé la scène dans la nuit de vendredi à samedi au Chaudron (lire par ailleurs), deux autres ont été placés en garde à vue au commissariat de Malartic pour avoir relayé, les jours précédents, des incitations à l’émeute.
C’est sur le réseau social Snapchat que les deux jeunes âgés de 18 ans ont partagé une affiche appelant à mener une “Grosse émeute générale” dans le quartier du Chaudron le 26 février au soir. Sur l’image, on peut voir un homme de dos, ses deux majeurs dressés en l’air face à des fourgons de police, et cette inscription sur son t-shirt : “C’est nous contre les fils de pute.” Un appel à l’émeute similaire à celui qui avait été diffusé pour la ville du Port au cours de cette même semaine…
VEILLE DES RÉSEAUX
Quelles étaient les motivations de ces jeunes ? Pourquoi rechercher l’affrontement avec les policiers, sans autre actualité particulière que celle du couvre-feu ? C’est ce que devaient leur demander les policiers de la sûreté départementale, en charge de l’enquête.
En veille sur les réseaux sociaux, ceux-ci n’ont pas attendu longtemps pour identifier et convoquer les auteurs des messages. Il ne leur avait d’ailleurs fallu que 48 heures pour interpeller l’homme à la carabine et son comparse cameraman, qui s’étaient vantés sur le thème “nous auccy on tire” (sic). Un signal envoyé à ceux qui seraient tentés de remettre le couvert le week-end prochain.
Cette dernière nuit de samedi à dimanche, une centaine de jeunes avait bravé le couvre-feu au Chaudron, dégradant du mobilier urbain et arrosant les policiers de projectiles divers. Au point que ces derniers avaient eu recours à des tirs de lacrymogène afin de disperser les contrevenants.
Des événements ayant provoqué les réactions indignées des syndicats de policiers dénonçant “de véritables guet-apens” tendus à leurs collègues.
Sébastien Gignoux
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