[Faits Divers] Délibéré dans l’affaire d’harcèlement moral à la CCIR : Ibrahim Patel relaxé

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Lors du procès pour harcèlement moral à la CCIR en octobre dernier, le parquet de Saint-Denis avait requis un an de prison dont six mois avec sursis à l’encontre d’Ibrahim Patel et de son ex-directeur général, Patrick Honorine. Cinq ans d’inéligibilité en sus pour le président de la chambre consulaire. Pour Nicole Boyer, l’ex-DRH, et Aziz Amode, le directeur du pôle économique, respectivement huit et six mois de prison avec sursis.

 

Mais le tribunal a finalement choisi de relaxer les 4 prévenus dans cette affaire.

 

 

Le 16 octobre dernier, Ibrahim Patel et trois cadres de la CCIR étaient appelés à comparaître devant le tribunal correctionnel pour harcèlement moral sur deux autres salariées, entre 2012 et 2015. Pour rappel, Leïla Akhoun, chargée de mission patrimoine à la chambre consulaire, et Christine Hoarau, directrice du pôle Aménagement et Gestion du Patrimoine, ont déposé plainte dès 2013 auprès des policiers de Malartic. Les deux femmes disent avoir été humiliées, rétrogradées et placardisées par le président Patel et son équipe. 

 

Comme elle, Leïla Akhoun est mutée de manière expéditive autour des fêtes de Noël 2012, rétrogradée au simple rang d’assistante. En prime, elle est humiliée en public à la cérémonie des vœux. Son cas personnel est évoqué sans ambages. Elle se fait même traiter de «mannequin». Les deux femmes rejoindront le port de Saint-Gilles en 2014. La descente aux enfers continue. Elles travaillent avec d’anciens militaires qui voient d’un très mauvais œil leur arrivée.

 

 

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Dans son réquisitoire, la substitute Domitille Descampiaux a dressé un portrait au vitriol du fonctionnement de la CCIR. En soulignant que les graves problèmes de management trouvaient leur source dans des dysfonctionnement durables de l’institution. La magistrate en veut pour preuve ce qu’il est advenu de deux des prévenus : la DRH a fait un burn-out et Patrick Honorine a préféré “prendre de la distance”.

 

“Au final, les conséquences sont effroyables pour les parties civiles”, observe la magistrate. “La vie professionnelle de Mme Hoarau est compromise. Cette violence générée par les prévenus doit être prise en compte. Ce processus a abouti à ce qui était désiré : se débarrasser de personnes qu’ils estimaient ne plus être à leur place”. Selon la magistrate, il n’y a pas que les violences physiques qui peuvent “briser des vies”. Raison pour laquelle elle entend requérir “des peines à la hauteur de ces faits graves” : un an dont six mois avec sursis et cinq ans d’inéligibilité contre Ibrahim Patel, un an dont six mois avec sursis contre Patrick Honorine ; huit mois avec sursis contre Nicole Boyer ; six mois avec sursis contre Aziz Amode. Et 50 000 euros d’amende contre la CCIR.

 

A noter que le président de la CCIR  a été condamné dans l’affaire des «loyers marrons» à huit mois de prison avec sursis et 5 ans d’inéligibilité en première instance.

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