[Faits Divers] Affaire des musées régionaux : Didier Robert devant ses juges

0
64

[ad_1]

Le procès de Didier Robert dans l’affaire de la SPL des musées régionaux, reporté d’une douzaine de jours pour cause de Covid-19 touchant l’un des avocats de la procédure, se tiendra ce jeudi en début d’après-midi.

Déjà renvoyé en novembre dernier, le procès de Didier Robert dans l’affaire de la société publique locale (SPL) Réunion des musées régionaux (RMR) n’avait pas pu avoir lieu le 10 avril dernier comme prévu. La raison de ce nouveau renvoi : l’avocat d’une l’employée de la RMR, poursuivie pour recel de prise illégal d’intérêts dans ce dossier, avait été testé positif à la Covid-19 et donc contraint à être confiné chez lui. La présidente du tribunal correctionnel et les parties aux procès avaient alors convenu d’un renvoi à court terme.

 

Et c’est donc cet après-midi que le tribunal examinera cette affaire, dans laquelle le président du conseil régional est poursuivi pour sept infractions liées au versement de son salaire de PDG à a tête de la SPL RMR, au respect des règles d’écrêtement et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, ainsi que pour l’embauche de deux personnes considérées comme des proches.

 

Cette procédure porte principalement sur des rémunérations touchées entre 2016 et 2018 en tant qu’ancien président de la société publique locale (SPL) Réunion des musées régionaux (RMR) qui gère la cité du Volcan, Stella Matutina, Kélonia et le musée des arts décoratifs de l’océan Indien. Selon un rapport de la chambre régionale des comptes qui a déclenché cette enquête préliminaire, Didier Robert avait été nommé président de cette SPL en mars 2016 et avait dans un premier temps renoncé à percevoir un salaire. Avant de s’en verser un à partir de juillet 2017, en sachant qu’il allait abandonner son siège de sénateur pour cause de loi sur le non-cumul des mandats. Didier Robert avait également décidé de percevoir rétroactivement les revenus qu’il n’avait pas touchés. D’après la CRC, ni son salaire de 8 400 euros brut ni son augmentation n’avaient été autorisés par le conseil d’administration de la structure. Des infractions retenues par le procureur.

 

Ce dossier contient aussi une saisine datée d’avril 2019 de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qui considère que le président de région a trop tardé en envoyant une déclaration modificative de ses revenus de PDG de la SPL en décembre 2018, une fois qu’ils ont été rendus publics par le rapport de la chambre régionale des comptes et au moment ou il a démissionné.

La HATVP estime aussi que l’élu a perçu des rémunérations publiques de ses trois mandats (président de région, sénateur et président de SPL) dépassant, à l’époque, le maximum autorisé par la loi. Didier Robert a expliqué lors de la procédure qu’il n’avait jamais eu “la volonté de dissimuler ses revenus” et a expliqué que sa déclaration d’intérêts n’avait pas été effectuée dans les temps à la suite d’une “ erreur  administrative”.

L’enquête pénale s’est aussi intéressée à des rémunérations pour 5 500 euros en jetons de présence. Enfin, la procédure vise deux embauches au sein de la SPL RMR. D’après les investigations, les bénéficiaires de ces postes sont des connaissances du président de Région et ont été recrutées dans des conditions particulièrement avantageuses. 

 

Depuis le début de l’affaire, ses avocats expliquent que Didier Robert ne s’est pas octroyé illégalement un salaire de 8 400 euros brut en tant que PDG de la SPL RMR. Ils contestent aussi le fait que le président de Région ait eu la volonté de dissimuler ces revenus à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Tout comme la volonté d’avoir favorisé des proches à travers des embauches rémunératrices.

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: