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Pendant un mois, les groupes politiques de l’hémicycle et les partis paneuropéens pourront lancer des campagnes de publicité à l’échelle de l’Union.
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La politique européenne mérite du sur-mesure. C’est ce que Facebook a accepté de reconnaître en proposant de ménager une exception à ses toutes nouvelles règles en matière de marketing politique.
Dans une lettre datée du 18 avril adressée à Antonio Tajani, le président du Parlement européen, que Le Monde a pu consulter, Nick Clegg, vice-président chargé de la communication du réseau social, propose que l’institution communautaire, les groupes politiques présents dans l’hémicycle et les partis politiques paneuropéens enregistrés à Bruxelles puissent lancer des campagnes de publicité à l’échelle de l’Union, même s’ils ne sont pas présents physiquement dans chacun des 28 pays concernés.
Ce sont, en tout, 19 profils Facebook (celui des conservateurs du PPE, des socialistes du S&D, des libéraux d’ALDE, des extrémistes de droite de l’ENF, etc.) qui pourront donc s’affranchir, pour une période limitée (du 25 avril au 26 mai), des nouvelles exigences mises en place par la plate-forme mi-avril, en vue des élections européennes du 23 au 26 mai prochain.
Restrictions sur les publicités politiques
Pressé par les dirigeants européens de mieux lutter contre d’éventuelles interférences étrangères dans un scrutin jugé à risque, Facebook s’est engagé à n’autoriser la diffusion des publicités politiques dans un pays de l’UE qu’à condition que son instigateur soit enregistré dans ce pays – qu’il y détienne une adresse physique ou une personnalité juridique.
« Permettre le lancement, depuis un seul pays, de campagnes de publicité à l’échelle des vingt-huit Etats de l’Union pourrait présenter un risque matériel pour l’intégrité des élections. L’approche [choisie] permet aussi d’être en conformité avec les lois électorales, qui sont définies au niveau national », précise M. Clegg, dans sa lettre.
Mais ce choix a suscité un tollé au Parlement européen, y compris de la part de groupes pourtant très critiques à l’égard du laxisme supposé du premier réseau social au monde. « Il n’est pas normal qu’une société privée impose des règles à des institutions démocratiques et à des organisations telles que le Parlement européen et les partis politiques européens, qui ont légitimement le droit de faire de la publicité à l’échelle de l’Union », a déclaré en plénière l’eurodéputé vert allemand Reinhard Bütikofer, le 17 avril dernier. « Limiter les campagnes en ligne à un seul pays est totalement à l’opposé de l’idée d’Europe démocratique, cela va la tuer », avait même avancé Guy Verhofstadt, le chef de file des libéraux à Strasbourg.
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