Face à l’aggravation de la crise sanitaire, Bruxelles ferme cafés et bars pendant un mois

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Un restaurant de Bruxelles, le 28 septembre.

Les autorités belges ont annoncé, mardi 6 octobre, de nouvelles mesures pour tenter d’endiguer la pandémie de Covid-19. Alors que le pays semble proche de la deuxième vague tellement redoutée, le gouvernement du libéral flamand Alexander De Croo a décrété la fermeture des bars et cafés à 23 heures, le retour au télétravail dans toute la mesure du possible, et la limitation des contacts sociaux. Chaque citoyen est désormais invité à réduire ses « contacts proches » – contacts physiques, sans masque et sans distanciation – à trois personnes, toujours les mêmes, durant un mois.

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Les réunions privées – une invitation chez soi – devront être limitées à quatre personnes, respectant la distanciation ou portant un masque. Idem pour les rencontres en extérieur ou les visites dans les musées, par exemple. Dans les bars et cafés, quatre personnes au maximum pourront s’asseoir à la même table. Au restaurant, en revanche, on pourra encore réunir jusqu’à dix convives à condition de respecter les règles de prudence.

Dans la région de Bruxelles, des mesures plus restrictives, avec la fermeture des cafés et des bars à partir de jeudi et jusqu’au 8 novembre, ont été annoncées mercredi par les autorités. La situation s’aggrave, en effet, dans la capitale, et surtout dans les quartiers les plus populaires : une personne testée sur sept s’avère désormais positive au virus dans la région (pour 7,7 % au niveau national). Les restaurants pourront rester ouverts.

Volonté de reprise en main

En arrière, en avant, en arrière : alors que leur adhésion aux mesures décrétées est visiblement de plus en plus difficile à obtenir, les Belges ont un peu de mal à comprendre l’attitude des autorités qui ont, en l’espace de deux semaines, allégé, puis à nouveau durci les règles censées endiguer la pandémie.

Face à la forte augmentation du nombre de contaminations, d’hospitalisations et de décès, le gouvernement d’Alexander De Croo a, en tout cas, manifesté rapidement sa volonté de reprendre fermement en main la gestion de la crise. Et de réorienter une communication qui était devenue inaudible, brouillée notamment par une querelle entre les politiques et les experts chargés de les conseiller.

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« Ce que nous demandons n’est pas facile, mais nécessaire pour éviter de revivre la même situation qu’en mars et avril », a expliqué Frank Vandenbroucke, l’un des responsables les plus expérimentés de la nouvelle coalition. Cet ancien ministre et ex-président du parti socialiste flamand a quitté sa chaire de politique sociale aux universités d’Amsterdam et d’Anvers avec la volonté, explique-t-il, d’éviter à tout prix un reconfinement, ainsi que la fermeture des écoles et des entreprises.

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