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Après la signature d’accords stratégiques avec les Emirats arabe unis, l’Egypte, l’Inde et les promesses d’achats d’armement à la France ou aux Etats-Unis, Athènes a signé, mardi 5 janvier, un contrat d’« environ 1,8 milliard de dollars » avec Israël. S’étalant sur une période de vingt ans, il prévoit la création et l’exploitation d’une école de pilotage pour l’armée de l’air grecque à Kalamata, dans le Péloponnèse, et l’acquisition de dix avions d’entraînement M-346. Selon le ministre israélien de la défense, Benny Gantz, « il s’agit d’un partenariat à long terme qui (…) favorisera la stabilité en Méditerranée ».
Depuis fin 2019, le torchon brûle entre la Grèce et la Turquie. Au cœur des tensions : la course aux hydrocarbures en Méditerranée orientale et le désir d’Ankara d’explorer des zones maritimes qui relèvent de la souveraineté grecque. La signature d’un accord maritime turco-libyen, en novembre 2019, bafouant les eaux territoriales grecques, a lancé les hostilités.
Durant toute l’année 2020, la Turquie a multiplié les gestes de défiance : envoi de milliers de migrants à sa frontière terrestre dans l’Evros, transformation de la basilique byzantine Sainte-Sophie en mosquée, puis déploiement de l’Oruç Reis, un navire de prospection sismique turc escorté de bâtiments de guerre dans des eaux revendiquées par la Grèce, proches de l’île de Kastellorizo, et exercices militaires en mer Egée.
Un accord prévu de longue date
« Même si cet accord avec Israël n’est pas si important stratégiquement et qu’il était prévu de longue date, il s’inscrit dans une tentative d’Athènes de créer depuis un an une alliance élargie et dissuasive face à Ankara en Méditerranée orientale », explique Panagiotis Tsakonas, professeur de relations internationales à l’université d’Athènes et chercheur à la Fondation hellénique pour la politique européenne et étrangère (Eliamep).
Le budget 2021 de la Grèce prévoit une augmentation de 60 % de ses dépenses en matière de défense
Dans ce climat de vives tensions avec la Turquie, le premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis avait annoncé, en septembre, son intention d’acheter à la France dix-huit avions de combat Rafale – six neufs et douze d’occasion – pour équiper son armée de l’air. Au total, leur achat devrait s’élever à plus de 2 milliards d’euros ; la ministre des armées, Florence Parly, est attendue à Athènes fin janvier pour conclure cette acquisition. En novembre, la Grèce avait conclu avec les Emirats arabes unis un partenariat stratégique prévoyant notamment une clause d’assistance mutuelle. Abou Dhabi avait déjà déployé en Crète cet été, au pic de la crise, quatre avions F-16.
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