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Il a fallu six jours de discussions entre Bruxelles et Londres pour accoucher d’un traité de divorce. Reste à savoir si cet accord à une chance d’être approuvé par les députés britanniques.
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Il est à peine 18 heures, jeudi 17 octobre. Boris Johnson rentre dans une salle de presse pleine à craquer, au deuxième étage du Justus Lipsius, le bâtiment qui abrite le Conseil européen, à Bruxelles. Tout le monde veut voir « Boris », qui a réussi, contre toute attente, à décrocher son « deal » le matin même.
« Nous avons un superbe accord », assure le premier ministre britannique, toujours aussi énergique. « Nous avons un bon “deal” », confirme la chancelière allemande Angela Merkel, deux salles à côté, à sa manière, plus sobre. Tout le monde semble content. Soulagé au moins.
Les textes de l’accord de divorce entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni viennent d’être rendus publics ; les diplomates des pays membres n’ont même pas eu le temps de les lire. Certains s’inquiètent. Tous les négociateurs savent que le diable se cache dans les détails. Et, tout le monde en a conscience, le plus dur reste à faire : que le « deal » soit approuvé par les députés britanniques. « Je ne suis pas responsable de la ratification par la Chambre des communes. C’est le travail de Boris », lance pince-sans-rire, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.
Montagnes russes
Le Luxembourgeois n’a pas beaucoup dormi. « J’ai téléphoné deux fois à Boris pendant la nuit », a-t-il confié. Car jusqu’au milieu de matinée, rien n’était plié. Sur la fin, les négociations européennes ressemblent souvent à cela : des montagnes russes. Espoir le matin, coup de pompe à midi, regain d’espoir en fin d’après-midi, découragement en soirée… La dernière ligne droite du Brexit n’a pas dérogé à la règle.
Mercredi soir, le « deal » semblait à portée de mains. Les négociateurs s’étaient entendus sur les sujets majeurs des contrôles douaniers, du droit de veto nord-irlandais et de la déclaration politique censée esquisser la relation future entre le Royaume-Uni et ses ex-partenaires de l’UE. Restait la question de la TVA.
Mais jeudi matin, le Democratic Unionist Party (DUP) nord-irlandais a estimé qu’« en l’état », les conditions n’étaient pas réunies pour qu’un accord soit viable. Or sans les unionistes protestants, Boris Johnson n’a aucune chance de faire ratifier le texte à la Chambre des communes… « Il y aura un “deal” ou il n’y aura pas de “deal” », commentait-on, laconiquement, au Conseil jeudi en fin de matinée. Il y a donc eu « deal ».
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