en revenant dans l’accord de Paris, Joe Biden parie sur les bénéfices d’une diplomatie climatique offensive

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Joe Biden après la signature de ses premiers décrets présidentiels dans le bureau Ovale de la Maison Blanche à Washington, le 20 janvier.

Comme promis, Joe Biden a signé, mercredi 20 janvier, au premier jour de son mandat un décret présidentiel annonçant le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat. La demande devait être déposée dans la soirée devant l’Organisation des Nations unies, ce qui doit permettre aux Etats-Unis de redevenir partie à l’accord dans trente jours.

Le geste politique, attendu, est spectaculaire, et marque le retour des Etats-Unis dans le concert des nations et leur intention de lutter contre le réchauffement climatique. Donald Trump avait pendant des années minimisé ce dérèglement, parlant même dans sa campagne de 2016 de « canular ». Son pays, compte tenu des délais imposés, n’avait quitté effectivement l’accord qu’au lendemain de sa défaite à l’élection présidentielle le 4 novembre 2020.

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« Welcome Back », s’est félicité le président français Emmanuel Macron. Un retour, mais pourquoi faire, alors que l’accord de Paris n’est pas contraignant et que la situation est encore pire que les projections réalisées lors de sa négociation ?

Comment faire confiance aux Etats-Unis, après que George W. Bush et Donald Trump, les deux derniers présidents républicains eurent répudié successivement le protocole de Kyoto (1997) et l’accord de Paris (2015) ? « Nous entrons dans l’arène internationale avec un déficit de crédibilité », a déclaré à Reuters John Podesta, conseiller de Barack Obama en 2015 lors de la négociation du texte.

Une forte volonté politique

Toutefois, l’examen de la situation peut permettre de conclure que Joe Biden et les Etats-Unis sont sérieux sur le climat, car ils y ont intérêt politiquement, sont prêts technologiquement et peuvent faire du climat un outil de leur diplomatie.

Sur le plan intérieur, la prise de conscience environnementale est nette et la volonté politique forte. Les années Trump furent marquées par une série de décisions symboliques ayant provoqué un tollé, mais Joe Biden les a immédiatement annulées. Le président a annoncé la suspension des travaux sur l’oléoduc KeystoneXL, qui doit permettre aux schistes bitumineux d’Alberta, d’être exportées du Canada vers le Golfe du Mexique.

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Il a prononcé un moratoire sur l’octroi des licences d’exploration pétrolières dans une réserve d’Alaska, que l’administration Trump a tenté de pousser jusqu’au bout pour les rendre irrémédiables. Il compte revenir sur la décision de son prédécesseur de réduire les parcs nationaux que Barack Obama avait agrandis à l’extrême à la fin de son mandat, comme Grand Staircase Escalante et Bears Ears dans l’Utah.

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