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Le Mouvement 5 étoiles et les sociaux-démocrates sont à la recherche d’un compromis pour réussir à mettre en place une majorité gouvernementale d’ici mercredi soir.
Le président italien, Sergio Mattarella, s’est donné jusqu’à mercredi pour continuer à consulter les forces politiques, ce qui renforce l’hypothèse d’une nouvelle majorité gouvernementale entre le Parti démocrate (PD) et le Mouvement 5 étoiles (M5S). Les pourparlers se sont intensifiés, lundi 26 août, entre le M5S et le PD pour former un nouveau gouvernement et s’accorder sur le nom d’un premier ministre, évitant à l’Italie de nouvelles élections, moins de deux ans après les dernières législatives.
Le point d’achoppement des discussions entre les deux formations est le nom du futur chef du gouvernement et le choix des ministres qui le composeront. Le M5S exige que Giuseppe Conte, le chef du gouvernement sortant, soit reconduit dans ses fonctions, mais, en contrepartie, les sociaux-démocrates du PD réclament un remaniement complet de l’équipe gouvernementale.
Une rencontre entre le chef du M5S, Luigi Di Maio, et le patron du PD, Nicola Zingaretti, programmée au dernier moment, a eu lieu lundi en fin d’après-midi mais n’a duré que vingt minutes, laissant planer des doutes sur l’issue de leur entrevue. « Nous devons nous écouter les uns les autres. Je suis convaincu que nous avons besoin d’un gouvernement du changement. Nous avons besoin d’un programme commun et non de deux programmes parallèles », avait déclaré M. Zingaretti un peu plus tôt dans la journée.
Son entourage a cessé toutefois d’évoquer son veto au maintien de M. Conte, auquel le patron du PD reprochait d’avoir accepté les diktats antimigrants de Matteo Salvini, son ministre de l’intérieur pendant quatorze mois.
Plusieurs points de convergence
Au cours de ses consultations, Sergio Mattarella, 78 ans, s’entretiendra au téléphone avec son prédécesseur Giorgio Napolitano, 94 ans, avant de recevoir les présidents des deux chambres, a fait savoir, lundi, la présidence de la République. Les représentants des différents partis politiques se succéderont ensuite au palais du Quirinal, le M5S, premier parti au Parlement, fermant la marche mercredi, à 19 heures (17 heures GMT).
Les deux camps convergent sur la réduction du nombre de parlementaires (ramenés à 600 contre près de 950), un programme économique attentif aux plus faibles et respectueux de l’environnement. Mais, au sein du M5S, fondé sur le rejet de la vieille classe politique et traversé de courants droitiers, eurosceptiques ou marqués à gauche, les dissensions sont fortes.
Le souhait de Sergio Mattarella, maître du jeu dans la crise politique, est d’aller vite et d’éviter de prolonger l’instabilité politique de la troisième économie de la zone euro. L’annonce abrupte, le 8 août, par Matteo Salvini de la « rupture unilatérale » de son alliance gouvernementale avec le M5S a plongé le pays dans une grave crise politique, débouchant sur une démission, mardi dernier, de M. Conte.
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