en Europe, les premiers effets encourageants du confinement

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A Brighton, au Royaume-Uni, le 10 novembre 2020.

Plusieurs pays européens ont, comme la France, adopté de nouvelles mesures de confinement au cours des dernières semaines, afin de limiter les effets de l’épidémie de Covid-19 et d’alléger la charge pesant sur leur système hospitalier. Prises à des moments différents et d’une portée variable, ces mesures ont, en général, entraîné une baisse des courbes de contamination et ralenti la transmission du virus. Mais pas toujours.

L’Irlande a été le premier pays européen à décider d’un reconfinement, hormis pour les écoles. C’était le 21 octobre, pour six semaines. Et les signaux sont encourageants : le taux de reproduction du virus est repassé au-dessous de 1 au début du mois de novembre, ce qui traduit un recul de l’épidémie. L’incidence du virus dans la population a, elle, baissé de plus de la moitié en quinze jours : 152 cas pour 100 000 personnes, l’un des taux les plus faibles de l’Union.

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En Angleterre, confinée pour un mois, théoriquement jusqu’au 2 décembre, le nombre d’infections se stabilise depuis un peu plus d’une semaine. Mardi 10 novembre, on recensait toutefois 2 % de cas positifs de plus qu’il y a sept jours (20 412). Les décès quotidiens ont atteint un pic, avec 532 morts enregistrées mardi, mais les experts estiment que la seconde vague devrait désormais refluer. Le Royaume-Uni a enregistré jusqu’ici quelque 50 000 décès. Dans le nord-ouest de l’Angleterre, la région la plus touchée depuis l’automne, les admissions en hôpital ont diminué de 13 % depuis une semaine. Même chose à Londres (– 8 %), moins touchée que lors de la première vague.

Le Pays de Galles a, lui, mis fin, lundi 9 novembre, à un court confinement de quinze jours et autorisé la réouverture des magasins non essentiels. En revanche, le gouvernement nord-irlandais se déchire : le rythme de progression de l’épidémie ralentit et le DUP, principal parti unioniste, veut lever les restrictions. En Ecosse, au contraire, plus de 1 200 personnes sont encore hospitalisées, et Nicola Sturgeon, la première ministre, a décidé de durcir les restrictions dans le sud est, sans toutefois instaurer un reconfinement complet.

L’Espagne guette quelques signaux positifs

Gravement touchée, l’Espagne guette quelques signaux positifs et ils apparaissent à Madrid. Le nombre de patients hospitalisés régresse de manière continue et, dans les services de soins intensifs, le nombre de lits occupés par des malades du Covid-19 est passé de 42 % il y a un mois à 36 %. Le taux de positivité a chuté de 20 % à 8 %.

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