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Le mouvement d’extrême droite s’apprête à donner son soutien à une coalition entre le Parti populaire et Ciudadanos dans la région de Madrid, sans y entrer.
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La comparaison fait rougir la gauche espagnole. Alors que les socialistes et Podemos ont échoué à s’entendre pour reconduire Pedro Sanchez à la tête du gouvernement, les accords s’enchaînent entre les « trois droites », – les conservateurs du Parti populaire (PP), la formation libérale Ciudadanos (Cs) et le mouvement d’extrême droite Vox –, pour leur permettre de gouverner localement.
Et après l’Andalousie, la mairie de Madrid et la région de Murcie, Vox s’apprête à donner son soutien à un gouvernement de coalition entre le PP et Cs dans la région de Madrid. Après plus de 65 jours de négociations, l’extrême droite a fini par céder et rabaisser considérablement ses exigences initiales, jugées inacceptables par les libéraux.
En échange du soutien de ses douze députés régionaux (sur 135), indispensable pour compléter la majorité à droite, Vox s’est contenté d’un accord d’investiture de trois pages signé seulement avec le PP, se limitant à quinze mesures, et articulé autour de trois grands axes : prospérité, famille et immigration. Mardi, le Parlement régional a ainsi pu fixer la date de l’investiture de la conservatrice Isabel Diaz Ayuso au 14 août.
Feu vert « verbal », « opposition de fer »
Sur la forme, Vox s’est résigné à ne pas rentrer dans le gouvernement régional, comme il l’entendait. Sa porte-parole, Rocio Monasterio, a annoncé qu’elle mènera donc une « opposition de fer », aussitôt après avoir voté l’investiture.
Alors qu’elle exigeait que Ciudadanos signe l’accord ratifié avec le PP et lui montre davantage de « respect », elle a fini par se contenter d’un feu vert « verbal », les libéraux ayant refusé de négocier directement avec Vox.
Sur le fond, Vox renonce à abroger les lois régionales de protection de la communauté LGBTQ+. De quoi provoquer la colère du président de l’association ultracatholique Hazte Oïr, Ignasio Arsuaga, qui lui a reproché sur Twitter de « ne pas résister aux pressions ».
Par ailleurs, l’accord ne fait pas référence au rapatriement des mineurs étrangers non accompagnés (menas), exigé jusqu’alors, ni à la suppression des aides aux immigrés illégaux, ni à la possibilité d’envoyer la facture des sans-papiers soignés par le système de santé publique à leurs pays d’origine…
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