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Quel symbole privilégier ? L’introduction en Bourse, à Hongkong, de la division santé du géant du commerce en ligne JD. com, mardi 8 décembre, une opération qui devrait rapporter 3,5 milliards de dollars et illustrer l’opportunité que la crise due au Covid-19 représente pour la tech chinoise ? L’annonce par Pékin, vendredi 4 décembre, d’un nouveau record dans la vitesse de calcul offerte par l’informatique quantique ? Jiuzhang, c’est le nom de l’ordinateur, peut, paraît-il, calculer en deux cents secondes une opération qui aurait pris 600 millions d’années à un superordinateur « classique ». Le retour sur Terre, ce week-end, de la mission Chang’e 5, qui a permis à la Chine de planter le drapeau rouge aux cinq étoiles jaunes sur la Lune ? Ou encore le raccordement au réseau électrique, le 27 novembre, de Hualong One, le premier réacteur chinois nucléaire de troisième génération à eau pressurisée, marquant, selon son constructeur, CNNC, « la fin du monopole étranger sur le nucléaire » ?
Un feu d’artifice
En cette fin d’année 2020, la Chine multiplie les annonces spectaculaires : de l’éradication de la pauvreté en zone rurale à la conquête spatiale, en passant par le lancement de la première monnaie digitale nationale. Autant d’initiatives destinées à montrer « la supériorité du système socialiste aux caractéristiques chinoises », mais qui indiquent surtout qu’un an après l’apparition du Covid-19 le pays est clairement dans une phase « post-épidémie », alors que l’Occident n’en voit toujours pas la fin.
Après 4,9 % – en rythme annuel – au troisième trimestre, la Chine devrait afficher une croissance supérieure à 5 % au quatrième trimestre, lui permettant de réaliser sur l’année une croissance comprise entre 2 % et 2,5 %. Nettement moins que les années précédentes, mais bien plus que les 19 autres membres du G20 qui pourraient, tous, connaître une récession cette année. Certains économistes prévoient même une croissance chinoise de 8 % à 9 % en 2021. Un vrai feu d’artifice.
Tout se passe comme si la Chine s’était substituée aux industriels occidentaux handicapés par le confinement pour leur ravir des parts de marché
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette situation n’est pas due aux consommateurs chinois qui se seraient remis à dépenser alors que dans le reste du monde les populations confinées épargneraient. Tout se passe comme si la Chine s’était substituée aux industriels occidentaux handicapés par le confinement pour leur ravir des parts de marché. Selon les chiffres publiés lundi 7 décembre, les exportations chinoises ont bondi en novembre de 21,1 % par rapport à novembre 2019. Une progression bien supérieure aux 12 % prévus par les spécialistes. Cela fait maintenant six mois que les exportations sont reparties de plus belle.
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