[ad_1]
La bataille pour la refonte de la justice n’aura pas tardé à s’inviter dans le prochain scrutin présidentiel polonais. Le président sortant, Andrzej Duda, candidat à un second mandat, en mai, au nom du parti Droit et justice (PiS) au pouvoir, refuse à ce stade de mettre son veto à la loi adoptée jeudi 23 janvier à Varsovie par les députés. Pour lui, la réforme est « raisonnable », même si elle ouvre la voie à d’éventuelles sanctions contre les magistrats les plus critiques. Surtout, le chef de l’Etat en fait un enjeu de souveraineté vis-à-vis des institutions européennes, très critiques à l’égard du projet.
Ces instances « essaient par tous les moyens de nous enlever notre droit à avoir un système judiciaire bon et honnête, notre droit à le réparer. Ne permettons pas que d’autres décident pour nous, a-t-il lancé, le 17 janvier, sous les applaudissements des habitants du bourg de Zwolen, à 100 kilomètres au sud de Varsovie. Nous, Polonais, avons le droit de décider pour nous-mêmes de nos droits, c’est la raison pour laquelle nous avons lutté pour la démocratie. (…) Ils ne vont pas nous dicter ici, en langues étrangères, quel régime nous devons avoir en Pologne et comment doivent être conduites les affaires polonaises. Oui, oui, ici, il y a l’Union européenne, et nous en sommes très contents, mais avant tout, ici, c’est la Pologne ».
Si la date de l’élection présidentielle n’est pas encore fixée précisément, le candidat à sa propre succession n’a, en pratique, jamais interrompu sa campagne victorieuse de 2015. En novembre 2019, il s’est même vanté d’avoir achevé son tour du pays en visitant chacun des 380 districts que compte la Pologne.
Large avance dans les sondages
Parfois dépeint en « gendre idéal », celui qui accepte volontiers de danser avec un groupe folklorique ou de poser pour un selfie, Andrzej Duda, 47 ans, est très en avance sur ses rivaux. Les sondages le créditent aujourd’hui de plus de 43 % d’intentions de voix au premier tour, soit près de 20 points de plus que sa première concurrente, la députée libérale-conservatrice Malgorzata Kidawa-Blonska (Plate-forme civique).
Cependant, les élections législatives d’octobre 2019 ont montré que l’ensemble des partis pro-européens pouvaient recueillir 8,8 millions de voix, soit 800 000 de plus que le PiS, concurrencé dans le même temps par une extrême droite qui est parvenue à faire son entrée au Parlement. En outre, la manière dont le président a exercé son mandat ne lui permet pas d’espérer un soutien au-delà de son parti.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
