[ad_1]
Sans grand thème de débat, l’élection présidentielle se joue autour de la figure du président sortant, Evo Morales : choix de la continuité ou du changement.
Article réservé aux abonnés
Devant une marée bleue aux couleurs du Mouvement pour le socialisme (MAS), le parti au pouvoir, le président Evo Morales, candidat à sa 4e réélection, a entamé, mercredi 16 octobre au soir, un entraînant pas de danse, avec, à son bras, une jeune femme vêtue d’une pollera – la jupe bouffante traditionnelle des femmes indigènes. A El Alto, ville populaire qui surplombe la capitale, La Paz, considérée comme un des bastions du MAS, le dernier meeting de campagne a réuni des milliers de personnes dans une ambiance de fête, sous les feux d’artifice. Dimanche, 7 millions d’électeurs sont appelés à élire le nouveau président et à renouveler le Parlement.
« Nous allons mettre une raclée à ceux qui vendent le pays et aux néolibéraux », a lancé Evo Morales
« Nous allons mettre une raclée à ceux qui vendent le pays et aux néolibéraux », a lancé le président candidat, le ton triomphaliste, grisé par les derniers sondages qui lui donnent 18 points d’avance sur son principal adversaire, Carlos Mesa (Comunidad Ciudadana, centre). « Voter pour la droite, c’est voter pour ceux qui veulent privatiser », a clamé l’ancien leader syndicaliste, qui, à son arrivée au pouvoir en 2006, a nationalisé les entreprises stratégiques, gaz et pétrole en tête.
Dans la foule, Janet Arbollo, la quarantaine, vendeuse dans un petit commerce d’El Alto, avait fait le déplacement. « Nous ne voulons pas d’un autre président, sinon, nous allons de nouveau tomber dans la pauvreté et être discriminés », assure-t-elle. Un peu plus loin, près de l’estrade, Eulogio Alberto l’assure : « Evo est l’un des nôtres, il a souffert comme nous, il sait ce que cela représente de gagner son pain. »
« Identification ethnique et culturelle »
Evo Morales, d’origine aymara (l’ethnie majoritaire), incarne l’arrivée au pouvoir des classes traditionnellement marginalisées, indigènes et paysannes. Ancien cultivateur de coca, il peut compter sur un électorat fidèle, issu du monde rural et des périphéries. « Il y a une réelle identification ethnique et culturelle, explique Roger Cortez, professeur en sciences politiques à l’université San Andrés. Quoi que fasse Evo Morales, ce noyau dur se reconnaît en lui, il se sent représenté par lui et ne l’abandonnera pas. »
Pour s’imposer à nouveau dans les urnes dimanche, Evo Morales promet la continuité et ne cesse de vanter dans ses harangues son bilan économique et social : une croissance en hausse, une faible inflation et des fortes réserves de devises. Des indicateurs positifs qui tranchent avec le panorama régional, où plusieurs pays s’enfoncent dans la crise, comme le Venezuela, l’Equateur ou encore l’Argentine voisine. Sur le plan social, il rappelle avoir réduit la pauvreté, augmenté les salaires et accentué la dépense publique. Selon la Banque interaméricaine de développement (BID), l’extrême pauvreté est passée de 38 % à 15 %, tandis que la pauvreté a été divisée par deux (34 %).
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
