En Arménie, des opposants contestant l’accord sur le Haut-Karabakh arrêtés

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La colère ne retombe pas après la signature d’un accord consacrant la victoire de l’Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabakh. Dix figures de l’opposition arménienne qui en dénoncent la teneur ont été arrêtées, jeudi 12 novembre, pour leur rôle présumé dans des manifestations violentes.

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Les opposants, dont des dirigeants des formations Arménie prospère et Dachnaktsoutioun, ont été interpellés, selon le service d’enquête du parquet, pour « organisation illégale de désordres de masse violents ».

Dans la nuit de lundi à mardi, le siège du gouvernement et le Parlement avaient été envahis et partiellement saccagés. Une manifestation sans débordements graves a par ailleurs eu lieu mercredi et une nouvelle est prévue jeudi après-midi.

Ultimatum de l’opposition

Ces arrestations interviennent après l’expiration, jeudi à minuit, d’un ultimatum de l’opposition appelant à la démission du premier ministre, Nikol Pachinian, pour avoir signé lundi un accord de fin des hostilités avec l’Azerbaïdjan, sous l’égide de la Russie.

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Au terme de ce texte, après six semaines de guerre meurtrière pour la province séparatiste du Haut-Karabakh et les districts environnants, l’Azerbaïdjan reconquiert de larges territoires qui étaient sous contrôle arménien depuis le début des années 1990.

Près de 2 000 soldats de maintien de la paix russes vont désormais être déployés, assurant au passage la survie de la République autoproclamée arménienne du Haut-Karabakh, bien qu’amoindrie et affaiblie.

M. Pachinian assure avoir signé cet accord « douloureux » à la demande de l’armée et des responsables séparatistes, faute de quoi, selon lui, la totalité de la région serait repassée sous contrôle azerbaïdjanais. Il a accusé aussi la contestation d’être pilotée par une oligarchie corrompue issue de l’ancien régime, renversé en 2018 par la révolution populaire qui a porté M. Pachinian au pouvoir.

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Le Monde avec AFP

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