En Argentine, la lutte pour le droit à l’IVG continue malgré la pandémie

0
109

[ad_1]

Dans la nuit du 8 au 9 août 2018, devant le Congrès de Buenos Aires, une femme réagit au rejet par le Sénat de la légalisation de l’avortement.

Mar del Plata, Buenos Aires, Cordoba… Samedi 8 août, deux ans après le rejet au Sénat d’une proposition de loi pour légaliser l’interruption volontaire de grossesse (IVG), les rues de plusieurs grandes villes argentines se sont couvertes d’un même slogan : « Avortement légal 2020 », écrit en majuscules sur de grandes affiches vertes, la couleur symbole de la Campagne pour le droit à l’avortement légal, sûr et gratuit. Le même jour, les militantes féministes se mobilisaient sur les réseaux sociaux en publiant des photos de manifestations passées et en reprenant l’un des slogans de la Campagne : « Será ley » (« ce sera légal »).

En Argentine, l’avortement est toujours illégal. Fait inédit dans l’histoire politique du pays : le président Alberto Fernández (centre gauche, élu fin octobre 2019) s’est engagé à présenter un projet de loi pour légaliser l’IVG. « Au XXIe siècle, toute société doit respecter la décision individuelle de ses membres à disposer librement de leur corps », affirmait le président le 1er mars, lors de la rentrée parlementaire, promettant de présenter le texte dans le courant du mois.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Argentine, la mobilisation pour le droit à l’IVG relancée

C’était sans compter un obstacle imprévisible : l’arrivée de l’épidémie due au coronavirus, qui a poussé le gouvernement à placer, le 20 mars, tout le pays en confinement obligatoire – toujours en vigueur dans le Grand Buenos Aires. « La pandémie a eu un premier effet un peu paralysant, mais nous avons vite adapté ce que nous savions faire dans la rue au domaine du virtuel », explique Celeste Mac Dougall, membre de la Campagne pour le droit à l’avortement. Cette enseignante a notamment animé des ateliers en ligne sur Youtube – vus par près de 16 000 personnes – destinés à ses confrères et consœurs sur l’éducation sexuelle obligatoire à l’école et sur la manière d’y aborder la question de l’avortement.

La militante appelle aujourd’hui le Congrès à examiner la proposition de loi rédigée par la Campagne, présentée en mai 2019 pour la huitième fois depuis 2007, et attend du gouvernement qu’il honore sa promesse de déposer son propre projet de loi sur le sujet : « Il s’agit d’une urgence. »

« Le projet de loi est prêt »

L’exécutif n’a communiqué aucun détail sur son texte et n’a avancé aucune nouvelle date de présentation au Congrès, et ce malgré la reprise des activités parlementaires de manière virtuelle. « Nous sommes en train de vivre une situation absolument exceptionnelle au niveau planétaire (…). Ces événements ont bouleversé l’agenda du gouvernement », justifie la ministre des femmes, des genres et de la diversité, Elizabeth Gomez Alcorta. « Mais le projet est prêt, la décision de le présenter est prise », assure-t-elle.

Il vous reste 54.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: