En Afghanistan, Trump entérine la reprise des négociations avec les talibans

0
122

[ad_1]

Les présidents afghan, Ashraf Ghani, et américain, Donald Trump, à Bagram, le 28 novembre 2019.
Les présidents afghan, Ashraf Ghani, et américain, Donald Trump, à Bagram, le 28 novembre 2019. TOM BRENNER / REUTERS

Le secret, déjà quelque peu éventé, a vécu. Les Etats-Unis ont bien repris officiellement les pourparlers de paix avec les talibans afghans. Le processus avait été déclaré « mort », le 7 septembre, par le président américain, Donald Trump. Lors de son premier déplacement en Afghanistan, M. Trump a confirmé, dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 novembre, la reprise des négociations avec le principal mouvement insurgé afghan.

Lire aussi Trump, en visite surprise en Afghanistan, annonce la reprise des négociations avec les talibans

« Les talibans veulent un accord, et nous les rencontrons. Nous leur disons qu’il faut un cessez-le-feu, ils ne voulaient pas de cessez-le-feu, et maintenant ils veulent un cessez-le-feu », a-t-il assuré, en se déclarant confiant sur la suite des échanges. Vendredi, le mouvement taliban a indiqué, pour sa part, qu’il était « beaucoup trop tôt » pour parler d’une reprise des négociations.

C’est la première fois que Donald Trump revenait publiquement sur l’arrêt brutal d’un dialogue sur le point d’aboutir à un accord entre Américains et talibans. Sa décision était intervenue la veille de la signature officielle aux Etats-Unis d’un document devant conduire à la convocation, à Oslo, d’une conférence internationale sur l’avenir de l’Afghanistan. « Nous voulions conclure un accord, ainsi que les talibans. Nous étions proches puis nous nous sommes retirés à cause de ce qu’ils avaient fait [référence à la mort d’un soldat américain quelques jours avant]… Ils pensaient que cela allait les renforcer dans la négociation. Ils se sont trompés », a déclaré le président américain sur la base aérienne de Bagram, à 80 km au nord de Kaboul.

En présence du président afghan, Ashraf Ghani, il a réitéré la volonté de son pays de poursuivre son désengagement militaire, comme l’exigent les talibans. Le nombre de soldats américains sur place devrait, a-t-il dit, descendre de 13 000 à 8 600. « Nous pouvons aller encore beaucoup plus loin », a-t-il ajouté. Tout en précisant : « Nous resterons tant que nous n’aurons pas d’accord ou jusqu’à ce qu’on ait une victoire totale. » Pour, finalement, noter, de façon un peu contradictoire : « Il faudra une solution politique (…) qui sera décidée par les habitants de la région. »

Le signal envoyé tend visiblement à se concilier le mouvement insurgé afghan. « Les talibans se battent pour leur terre », ce qui, selon lui, n’est pas le cas d’Al-Qaida ni de l’organisation Etat islamique. De plus, en dépit de la présence du chef de l’Etat afghan à ses côtés, il n’a pas fait mention du rôle que pourrait jouer ce dernier dans cette reprise des négociations qui restent une discussion exclusive entre Américains et talibans.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: