Emmanuel Macron veut reprendre la main sur l’agenda européen

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Création d’une haute autorité européenne pour la transparence de la vie publique, réforme des institutions… Le chef de l’Etat entend se montrer proactif après le rejet de la candidature de Sylvie Goulard pour la Commission européenne.

Par Publié aujourd’hui à 18h10

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Angela Merkel, Boris Johnson et Emmanuel Macron le 17 octobre à Bruxelles.
Angela Merkel, Boris Johnson et Emmanuel Macron le 17 octobre à Bruxelles. OLIVIER MATTHYS / AFP

Pas question de rester sur l’humiliation de la candidature avortée de Sylvie Goulard à la Commission européenne. Emmanuel Macron a profité de la réunion du groupe parlementaire européen Renaissance à Bruxelles, jeudi 17 octobre, en amont de l’ouverture du Conseil européen, pour avancer une série de mesures censées l’aider à reprendre la main sur l’agenda communautaire.

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Elargissement de la majorité au Parlement européen en direction des Verts, création d’une haute autorité européenne pour la transparence de la vie publique, mise en place d’une conférence pour l’Europe destinée à remodeler les institutions communautaires, réunion d’ici à la fin de l’année à Paris d’un sommet « Renaissance » pour s’accorder sur un « agenda de souveraineté »…

Selon nos informations, le chef de l’Etat a exposé toutes ces propositions en lever de rideau du Conseil européen, qui se tient jeudi 17 et vendredi 18 octobre.

Le chef de l’Etat s’exprimait pour la première fois devant les représentants du nouveau groupe Renaissance, fondé sur les cendres de l’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe (ALDE), et dans lequel siègent 21 eurodéputés macronistes.

Ont posé à ses côtés, entre autres, pour la photo de famille, Mark Rutte (premier ministre néerlandais), Charles Michel (premier ministre belge), Xavier Bettel (premier ministre luxembourgeois), Andrej Babis (premier ministre tchèque) ou encore la future vice-présidente de la Commission européenne, la Danoise Margrethe Vestager. Le délégué général de La République en marche (LRM), Stanislas Guerini, ou le président du MoDem, François Bayrou, étaient eux aussi présents, tout comme le Roumain Dacian Ciolos, président de Renaissance.

Le chef de l’Etat français ne proposera pas de nouveau nom pour la Commission tant que la majorité au Parlement ne sera pas consolidée

Devant eux, rapporte un participant, Emmanuel Macron a rappelé sa volonté de voir la France conserver l’intégralité du portefeuille pléthorique (marché intérieur, industrie, espace et défense) qui aurait dû être dévolu à Mme Goulard au sein de la Commission européenne. Vexé d’avoir vu « sa » candidate retoquée par le vote des parlementaires en raison d’accusations sur sa probité, M. Macron ne cesse aujourd’hui de répéter qu’il ne proposera pas de nouveau nom tant que la majorité au Parlement ne sera pas consolidée.

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Raison pour laquelle il a plaidé pour que le groupe des Verts soit associé à la coalition afin d’aider à constituer « une majorité politique solide tant pour les auditions à venir que pour le vote sur l’ensemble du collège et, surtout, pour le programme de législature », selon les termes rapportés par un participant.

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