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Christian Lantenois, ce nom ne vous dit sans doute pas grand-chose. C’est un journaliste photographe jusqu’à il y a peu en activité à l’Union de Reims. Pourquoi en parler, illustrer le chapô de mon édito avec lui. Parce que le confrère âgé de 65 ans que j’ai connu alors que je dirigeais Pôle Champagne, le groupe de presse dont faisait partie l’Union-l’Ardennais, est depuis plus d’une semaine maintenant, en réanimation au CHU de Reims, pronostic vital hélas bien plus qu’engagé, après avoir été massacré par un cagnard, un “barbare”, une petite frappe, une racaille.
Parti en reportage faire son boulot de photographe, histoire d’illustrer semble-t-il une castagne entre gangs dans un quartier de Reims plus que sensible, baptisé Croix-Rouge, Christian Lantenois s’est fait littéralement lyncher, exploser la tête avec son appareil photo que venait de lui arracher, histoire de récupérer la carte mémoire, un jeune homme, un Algérien de 22 ans, Anes Saïd Khebbed, un multirécidiviste déjà condamné entre 2018 et 2019 à huit reprises pour vols avec effraction, violences, trafic et usage de stupéfiants. Je cite les déclarations du procureur de la République : “Le jeune homme frappe à plusieurs reprises la tête du photographe, dont au moins une alors qu’il était au sol, manifestement avec les mains, mais également avec un objet long et cylindrique”, son lourd et imposant appareil photo…
Titulaire d’une carte de séjour espagnole… cette petite frappe aurait dû, dès sa première condamnation, être renvoyée dans son pays. Comme d’habitude, pour tout un tas de raisons, juridique, droit de l’homme et autres machins dont se servent ces salopards… il ne l’a pas été. Comme d’habitude, façon plus jamais ça, il sera sans doute organisé une marche blanche, de braves gens de toutes confessions iront déposer sur les lieux du drame bouquets de fleurs, mots d’amour et de compassions griffonnés sur des cartes postales. Comme d’habitude, les messages de sympathie du plus haut sommet de l’État en passant par les politiques de tous bords, magistrats, avocats, syndicalistes… vont affluer à la direction de l’Union. Comme d’habitude et jusqu’à la prochaine fois, jusqu’au prochain…
Comme d’habitude, le jeune homme vient d’être mis en détention pour tentative de meurtre aggravé. Petit chef d’une bande de racailles qui pourrissent dans quasiment toutes les grandes villes de France, la vie des banlieues et des braves gens qui sont dedans, Saïd Khebbed sera jugé et condamné en France dans deux à trois ans. Comme d’habitude d’ici vingt ans, si ça n’est pas avant, Saïd sortira sans doute radicalisé, islamisé à souhait. Pour les mêmes …
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