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Ils font l’actualité de ces derniers jours. Vous les avez sous le nez qui sèchent au soleil, décalqués par Leroy. Donald Trump plus ou moins toujours président de la première puissance mondiale qui ne se comporte pas mieux, sinon plus mal que les candidats en Côte-d’Ivoire… Sèche aussi Fayzal Vali du Port, qui s’y connaît en bidouilleries électorales. Vali sorte de prêteur sur gage, ex-premier adjoint municipal d’Olivier Hoarau, maire du Port, mais aussi suppléant de Karine Lebon, toute nouvelle députée élue parce que succursale sur pattes d’Huguette Bello.
Avant de plier ce linge vous me permettrez de revenir en quelques lignes sur les tracas financiers qui nous pourrissent quotidiennement la vie, nous ramènent régulièrement devant le tribunal de commerce. Le fait de retrouver dans le même état et pour les mêmes raisons devant cette instance judiciaire notre confrère le Quotidien ne nous rassure pas. Cela prouve tout simplement que si nous avons – JIR et Quotidien – parfaitement identifié la cause de nos emmerdements, nous sommes aujourd’hui dans l’incapacité de les résoudre seuls. Je ne parle même pas de la crise des gilets jaunes bien plus dure qu’en métropole, de celle du Covid qui n’en finit pas de nous assommer, après nous avoir coûté 1,6 million en 4 mois…
Je ne cesse de le dire depuis des lustres. À force de le répéter cela finira bien par payer un jour. Nos confrères métropolitains sont quasiment tous subventionnés par l’État sur des bases historiques, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, calculées par le ministère de la Culture sur des normes typiquement métropolitaines. Dans le cadre du pluralisme et d’autres bricoles de presse, l’Humanité par exemple perçoit chaque année depuis la fin de la guerre 4,1 millions d’euros par an, le Monde bénéficie de 5 millions, 6 millions pour Libération, 5,7 millions pour Le Figaro… La presse régionale est aussi largement subventionnée: plus d’un million par an pour le Journal de la Haute-Marne, la République des Pyrénées ou le Télégramme de Brest… Le JIR ne perçoit plus rien, le Quotidien pas davantage. Les 8000 euros de subventions qui nous étaient généreusement octroyés nous ont été retirés en 2017 sous le prétexte que nous avions perdu en cours de route quelques vieux abonnés postaux.
Nous ne cessons de dire à ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, comme nous le faisions hier avec leurs prédécesseurs, que la presse domienne est défavorisée, qu’elle doit être considérée à l’écart des normes métropolitaines, parce que loin de Paris, à 10000 kilomètres de la gouttière. Défavorisée parce qu’exclue des grandes campagnes publicitaires nationales. Parce que notre champ d’action publicitaire ne va pas au-delà des mers. Parce que notre périmètre de vente au numéro est, lui aussi, limité. Parce que la distribution portée du journal coûte deux à trois fois plus cher qu’en métropole. Parce que nous sommes tout à la fois une presse départementale, régionale, nationale…
Les subventions d’État, les aides pérennes à la presse auxquelles nous devrions avoir droit comme les métropolitains, pourraient prendre en compte tout cela. Ces aides, cette manne publicitaire nous permettrait de nous restructurer, d’embaucher des journalistes au lieu d’en virer, de nous étendre sur la zone, histoire de promouvoir la Réunion et la Francophonie, plutôt que de nous recroqueviller, de descendre comme nous le faisons depuis 75 ans maintenant depuis le battant des lames puis de remonter jusqu’au sommet des montagnes. Cela nous permettrait aussi de développer plus encore Clicanoo, de modifier de fond en comble cette presse écrite qui, face aux réseaux sociaux, aux radios et télévision qui pillent nos contenus, ne correspond plus à la grille de nos lecteurs d’aujourd’hui.
La grille de lecture d’Huguette Bello n’est ni claire ni floue. Ça n’est ni plus ni moins que celle de son ancien parti. Sa mémoire est sélective, sa liberté d’expression aussi. Huguette Bello se tape sur le ventre depuis que le JIR a cette semaine révélé l’affaire de la semaine, les perquisitions qui vont avec, qui secouent de la cave au grenier la mairie du Port, employés municipaux compris. Elle ne devrait pourtant pas s’en réjouir même si depuis qu…
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