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Vue de Bamako depuis le sommet de la colline Lassa. © Sylvain Cherkaoui pour JA
Je reviens de Bamako. Hormis les barrages nocturnes et les lourdes chicanes de métal qui encagent hôtels et restaurants dans la capitale malienne, rien ou presque n’indique que nous sommes ici au cœur d’un pays en état de guerre.
Dans le hall climatisé du Sheraton, dernier-né impersonnel des établissements de luxe bamakois, une délégation du FMI venue de Washington croise la troupe bodybuildée du chanteur franco-ivoirien Vegedream et de la rappeuse belgo-congolaise Shay, prêts à enflammer le Palais des sports. Tout juste descendu de sa suite, le ministre burkinabé de la Sécurité, le très sankariste colonel Ousseini Compaoré, se rend à son audience avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, suivi de peu sur la colline de Koulouba par son collègue algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum.
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